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Abricot

Abricot : Fin de commercialisation

(mise à jour au 1er septembre 2018)

Sur les marchés, les dernières cotations sont établies le 4 août à des niveaux, certes élevés par rapport au précédentes campagnes, mais ne permettant pas de compenser l’offre réduite de cette campagne.
Sur l’ensemble de la campagne, les volumes commercialisés sont inférieurs de 33 % à la moyenne des années 2015 à 2017.
La campagne 2018, atypique, est marquée par la déception.

En juillet, les cours des abricots sont supérieurs à la moyenne quinquennale mais les volumes commercialisés restent réduits. Les rendements des variétés d’été ne sont pas très élevés et d’importantes pertes après récolte sont constatées (fruits abîmés, manque de tenue). A partir de mi-juillet, les températures élevées bloquent en outre le grossissement des fruits et se traduisent par une baisse des calibres. De rares secteurs sont épargnés, mais ce n’est pas la majorité.
A ce stade, la production régionale récoltée est estimée en baisse de 12 % par rapport à la campagne précédente. Cette estimation n’intègre pas encore une révision probable à la baisse des rendements des variétés tardives suite aux épisodes caniculaires.

En juin, le pic de production est atteint à la fin du mois. L’offre bascule sur une production de variétés tardives. Les perturbations météorologiques (pluies, vent) défavorisent le déroulement de la campagne. On observe en effet des pertes avant et après récolte. La maturité des fruits est très hétérogène. La mise en marché est difficile, le produit étant gorgé d’eau et marbré par le vent. La demande est prudente et la grande distribution reste positionnée en partie sur l’origine Espagne pour pallier le manque de volume et la qualité hétérogène de l’abricot français.
Mi-juin, les volumes progressent avec l’arrivée de l’Orangered. Le retour du soleil dynamise la consommation. Les cours repartent à la hausse début juillet.

En mai, le retard végétatif d’une dizaine de jours par rapport à 2017 perdure. La météo est capricieuse et alterne entre hausse des températures et intempéries.
Les épisodes orageux du mois de mai réduisent encore les volumes des variétés précoces. Toutefois, le potentiel de production des variétés tardives reste très satisfaisant.

Fin avril, la campagne 2018 est annoncée avec un retard végétatif supérieur à une dizaine de jours. La floraison, très étalée est fortement impactée par les gelées hivernales (gelée noire de fin février), les fortes précipitations et les épisodes venteux subis par la vallée du Rhône. Des pertes sont attendues sur les variétés précoces (mai à mi-juin). La charge des variétés de cœur de saison (orangered) et des variétés tardives semble dans la normale. Toutefois, il ne faut pas s’attendre à une année excédentaire sur ces variétés, compte-tenu de la forte récolte 2017 et du phénomène d’alternance sur abricot.
Au plan national, la production d’abricots est estimée en nette baisse par rapport à la récolte de 2017 (-14 %). Selon MEDFEL, la récolte européenne 2018 est prévue inférieure de 18 % à celle de 2017.

Abricot aout 2018



Bilan de campagne 2017

(mise à jour au 1er octobre 2017)

Abondance et précocité à l’origine de la plus mauvaise campagne depuis 5 ans
Les cours moyens des abricots au cours de cette campagne sont inférieurs à la moyenne quinquennale de 25 % à 35 % selon les mois et les variétés. Si la météo a permis une belle récolte, abondante, elle a aussi induit une précocité qui a pesé sur les cours tout au long de la campagne.

La campagne de commercialisation de l’abricot débute mi-mai avec une quinzaine de jours d’avance, dans un contexte commercial défavorable. Les abricots du Sud-Est arrivent sur le marché alors que la concurrence espagnole est encore présente et particulièrement vive sur le marché intérieur comme à l’export. Les lignes de vente des abricots français tardent à se mettre en place dans les grandes surfaces. La demande reste atone jusqu’à début juin alors que l’offre monte en puissance rapidement. Le marché n’est pas prêt à absorber de tels volumes à cette période. Cette situation se traduit par des invendus et prix bas.
La production régionale est estimée en hausse de 12 % par rapport à l’an passé, dans un contexte de production européenne elle même supérieure de 17 % à l’an passé (source MEDFEL). Si le gel d’avril a parfois occasionné des dégâts sévères dans la région, ils restent très localisés et ont peu d’effet sur la récolte globale, abondante.
La commercialisation reste difficile tout le mois de juin. Le marché a des difficulté à absorber les volumes importants proposés à la vente, toujours en avance d’une dizaine de jours. De plus, les fortes chaleur de la fin juin viennent accélérer la production alors que les stocks et invendus sont déjà importants. L’abricot bascule en situation de crise conjoncturelle du 5 au 13 juillet. Seules les variétés tardives, arrivant à partir de la mi-juillet, bénéficient de meilleures ventes et cours grâce à de plus beaux calibres et une meilleure qualité (que le Bergeron affecté par les fortes chaleurs).
Le déclin de l’offre s’amorce dans la région autour du 25 juillet, avec une dizaine de jours d’avance. La campagne se termine début août.

Abricot 2017

Lien vers le bilan national