Contenu

Abricot

Abricot : Moindres volumes en variétés précoces

(mise à jour au 1er juin 2018)

En mai, le retard végétatif d’une dizaine de jours par rapport à 2017 perdure. La météo est capricieuse et alterne entre hausse des températures et intempéries.
Les épisodes orageux du mois de mai réduisent encore les volumes des variétés précoces. Toutefois, le potentiel de production des variétés tardives reste très satisfaisant ;
A ce stade de la campagne, la production régionale est estimée en recul de 11 %, avec des surfaces estimées en baisse de 2%.
Fin avril, la campagne 2018 est annoncée avec un retard végétatif supérieur à une dizaine de jours. La floraison, très étalée est fortement impactée par les gelées hivernales (gelée noire de fin février), les fortes précipitations et les épisodes venteux subis par la vallée du Rhône. Des pertes sont attendues sur les variétés précoces (mai à mi-juin). La charge des variétés de cœur de saison (orangered) et des variétés tardives semble dans la normale. Toutefois, il ne faut pas s’attendre à une année excédentaire sur ces variétés, compte-tenu de la forte récolte 2017 et du phénomène d’alternance sur abricot.
La production d’abricots de PACA est actuellement estimée en baisse de 12 % environ par rapport à 2017. Cette estimation est provisoire et sera précisée dans les semaines à venir.
Au plan national, la production d’abricots est estimée en nette baisse par rapport à la récolte de 2017 (-14 %). Selon MEDFEL, la récolte européenne 2018 est prévue inférieure de 18 % à celle de 2017.
png - 50.3 ko
Abricot



Bilan de campagne 2017

(mise à jour au 1er octobre 2017)

Abondance et précocité à l’origine de la plus mauvaise campagne depuis 5 ans

Les cours moyens des abricots au cours de cette campagne sont inférieurs à la moyenne quinquennale de 25 % à 35 % selon les mois et les variétés. Si la météo a permis une belle récolte, abondante, elle a aussi induit une précocité qui a pesé sur les cours tout au long de la campagne.

La campagne de commercialisation de l’abricot débute mi-mai avec une quinzaine de jours d’avance, dans un contexte commercial défavorable. Les abricots du Sud-Est arrivent sur le marché alors que la concurrence espagnole est encore présente et particulièrement vive sur le marché intérieur comme à l’export. Les lignes de vente des abricots français tardent à se mettre en place dans les grandes surfaces. La demande reste atone jusqu’à début juin alors que l’offre monte en puissance rapidement. Le marché n’est pas prêt à absorber de tels volumes à cette période. Cette situation se traduit par des invendus et prix bas.
La production régionale est estimée en hausse de 12 % par rapport à l’an passé, dans un contexte de production européenne elle même supérieure de 17 % à l’an passé (source MEDFEL). Si le gel d’avril a parfois occasionné des dégâts sévères dans la région, ils restent très localisés et ont peu d’effet sur la récolte globale, abondante.
La commercialisation reste difficile tout le mois de juin. Le marché a des difficulté à absorber les volumes importants proposés à la vente, toujours en avance d’une dizaine de jours. De plus, les fortes chaleur de la fin juin viennent accélérer la production alors que les stocks et invendus sont déjà importants. L’abricot bascule en situation de crise conjoncturelle du 5 au 13 juillet. Seules les variétés tardives, arrivant à partir de la mi-juillet, bénéficient de meilleures ventes et cours grâce à de plus beaux calibres et une meilleure qualité (que le Bergeron affecté par les fortes chaleurs).
Le déclin de l’offre s’amorce dans la région autour du 25 juillet, avec une dizaine de jours d’avance. La campagne se termine début août.


Abricot 2017

Pour lire le bilan national