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Abricot

Bilan de campagne 2017

(mise à jour au 1er octobre 2017)

Abondance et précocité à l’origine de la plus mauvaise campagne depuis 5 ans

Les cours moyens des abricots au cours de cette campagne sont inférieurs à la moyenne quinquennale de 25 % à 35 % selon les mois et les variétés. Si la météo a permis une belle récolte, abondante, elle a aussi induit une précocité qui a pesé sur les cours tout au long de la campagne.

La campagne de commercialisation de l’abricot débute mi-mai avec une quinzaine de jours d’avance, dans un contexte commercial défavorable. Les abricots du Sud-Est arrivent sur le marché alors que la concurrence espagnole est encore présente et particulièrement vive sur le marché intérieur comme à l’export. Les lignes de vente des abricots français tardent à se mettre en place dans les grandes surfaces. La demande reste atone jusqu’à début juin alors que l’offre monte en puissance rapidement. Le marché n’est pas prêt à absorber de tels volumes à cette période. Cette situation se traduit par des invendus et prix bas.
La production régionale est estimée en hausse de 12 % par rapport à l’an passé, dans un contexte de production européenne elle même supérieure de 17 % à l’an passé (source MEDFEL). Si le gel d’avril a parfois occasionné des dégâts sévères dans la région, ils restent très localisés et ont peu d’effet sur la récolte globale, abondante.
La commercialisation reste difficile tout le mois de juin. Le marché a des difficulté à absorber les volumes importants proposés à la vente, toujours en avance d’une dizaine de jours. De plus, les fortes chaleur de la fin juin viennent accélérer la production alors que les stocks et invendus sont déjà importants. L’abricot bascule en situation de crise conjoncturelle du 5 au 13 juillet. Seules les variétés tardives, arrivant à partir de la mi-juillet, bénéficient de meilleures ventes et cours grâce à de plus beaux calibres et une meilleure qualité (que le Bergeron affecté par les fortes chaleurs).
Le déclin de l’offre s’amorce dans la région autour du 25 juillet, avec une dizaine de jours d’avance. La campagne se termine début août.


Abricot 2017



Bilan de campagne 2016

(mise à jour au 1er janvier 2017)

PACA tire son épingle du jeu

La campagne 2016 de l’abricot démarre tardivement début juin avec un déficit prononcé d’offre en raison de la météorologie défavorable de l’hiver et du printemps. La pluie, le vent et le gel sur les fleurs ont en effet pénalisé les volumes, les rendements et les calibres des variétés précoces. La mise en place de l’abricot d’origine locale dans les rayons est en outre gênée par la concurrence croissante des abricots précoces espagnols.
Le marché se dynamise ensuite et reste porteur jusqu’à la fin de l’été, soutenu par une vive demande et le manque d’offre qui se confirme à mesure de l’avancement de la récolte. Le bassin Rhône-Alpin subit en effet une chute de près de moitié de sa production sous le coup d’intempéries répétées. L’offre de Bergeron en est particulièrement affectée.
La saison est globalement satisfaisante pour les productions de la région, les cours soutenus venant compenser la baisse d’offre, au final modérée. La production régionale est estimée en baisse de 6 % par rapport à la moyenne quinquennale, du fait des moindres rendements en variétés précoces, en partie compensés par les meilleurs calibres des variétés tardives. Sur la campagne 2016, les cours des abricots sont supérieurs à la moyenne quinquennale de 15 % à 25 % selon les variétés.
On observe depuis quelques années une tendance de développement des variétés tardives types Farbaly ou Farély qui permettent de prolonger la saison. Elles montent en puissance sur les marchés avec des rendements relativement importants cette année, et bien valorisés.
Abricot

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