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Abricot - Année 2020

Abricot : tonnages les plus faibles de la décennie

(mise à jour au 1er août 2020)

En juillet, la hausse des températures favorise le grossissement des fruits. La qualité et les calibres des abricots s’améliorent. L’offre régionale peine cependant à se développer et reste fortement déficitaire. Le pic de production est atteint début juillet avec un niveau inférieur de 40 % à la moyenne quinquennale. La production de cette campagne est en effet la plus faible de la décennie suite au cumul d’aléas météorologiques (gel, vent, grêle).
Les volumes commercialisés, très réduits, sont composés de l’abricot Bergarouge auquel s’ajoute avec une semaine d’avance le Bergeron. Les variétés tardives prennent ensuite le relais.
La demande est très modérée pour la saison. C’est le manque d’abricots qui soutient les cours et maintien la fluidité des ventes, particulièrement dans les calibres A et 2A.
La saison se termine plus tôt que prévu, fin juillet, avec une dizaine de jours d’avance par rapport à une année normale. Les cours sont supérieurs de 35 à 40 % à la moyenne quinquennale.

En cette fin de campagne, la production régionale est estimée à 13 700 tonnes soit en baisse de 44 % par rapport à la campagne 2019. Le rendement moyen est inférieur de 37 % à la moyenne quinquennale.

En juin, dans les parcelles, le vent, la pluie, et localement la grêle viennent à nouveau réduire les tonnages attendus, déjà annoncés en très forte baisse.
Sur le marché, la mise en place est difficile du fait du manque d’abricots auquel s’ajoutent des problèmes de qualité. Les cours sont fermes, soutenus par le manque d’offre. La grande distribution peine à s’approvisionner et complète sa gamme avec l’abricot espagnol. En dehors des promotions, les ventes sont lentes cependant, la demande est parfois découragée par la qualité fragile des produits. Le manque de maturité, de coloration et les marbrures génèrent en outre un tri important et des déclassements en catégorie II ou vers l’industrie. La commercialisation de l’Orangered est écourtée, faute de qualité. L’arrivée en production de Bergarouge et Bergeval avec une quinzaine de jours d’avance permet de prendre le relais.
En deuxième quinzaine de juin, l’amélioration de la météo dynamise la consommation. Le marché s’active, les ventes sont rapides.
Les cours du mois de juin sont supérieurs de 20 à 25 % à la moyenne quinquennale selon les variétés mais ne compensent pas les faibles rendements.

En mai, la hausse des températures est accompagnée d’une pluviométrie fortement excédentaire qui vient fragiliser des fruits déjà peu abondants.
Le rendement est en effet réduit par plusieurs facteurs : le manque de froid hivernal, puis le gel survenu fin mars dans les Bouches-du-Rhône et en Vaucluse, affectant fortement les variétés précoces, et enfin le vent à l’origine du phénomène de chute physiologique.
La commercialisation en frais est difficile en raison du manque de tenue des fruits et des faibles volumes.

En avril, les chutes physiologiques sont nombreuses et les rendements très hétérogènes, avec des pertes de production très sévères dans certaines parcelles. En effet, au manque de froid hivernal entraînant une saison d’alternance pour certaines variétés, s’ajoutent les fortes gelées des 24 au 26 mars. Elles ont frappé le Vaucluse (-7 °C à Sault) et dans une moindre mesure les Bouches-du-Rhône.
La campagne 2020 s’annonce difficile, marquée par l’impact des gelées, y compris sur les variétés tardives, et par les problématiques de commercialisation et main d’œuvre.

Abricot 2020


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