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Actualités 2017 sur la chenille processionnaire du pin

Sa progression vers le nord est un des marqueurs du changement climatique.

Ces pullulations, suivies depuis les années 1960, montrent une cyclicité de 6 à 8 ans. Depuis la fin de l’année 2015, de nombreux foyers épidémiques sont apparus dans les Alpes du Sud, les Causses et les Pyrénées.

Ainsi, dans les Alpes de Haute Provence, les Hautes Alpes, les Alpes Maritimes, le Haut Var, l’Aveyron, et les Pyrénées-Orientales, des pullulations de chenilles sont en cours. Lors de cette phase de culmination, on observe une forte défoliation des pins, des nids blancs sur les arbres, des processions de chenilles cherchant de nouveaux arbres ( processions de famine ) et des processions de chenilles cherchant à s’enterrer ( processions d’enfouissement ).

Si la défoliation ne provoque pour la majorité des arbres qu’une gène momentanée, la présence de poils urticants dans les nids et lors des déplacement des chenilles est une gène importante pour les usagers des forêts, bûcherons, promeneurs mais aussi chiens et bétail. Cette gène, qui dure habituellement de février à mai, a commencé cette année dans certains secteurs dès le mois d’octobre. Cette anomalie est due en grande partie à la douceur de l’automne et du début de l’hiver qui a permis une maturation rapide des larve.

La lutte s’organise autour de moyens qu’il est nécessaire d’adapter à la situation : arbre isolé, jardin, parc, forêt , à la saison et à l’objectif (protection de la forêt ou santé humaine). L’INRA d’Avignon a développé un ensemble de dispositifs résumés ci dessous.

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Evolution du nombre de pin attaqués par la chenille processionnaire entre 2015 et 2017
Les histogrammes représentent l’évolution entre 2015 et 2017 du pourcentage de pin attaqués sur les placettes suivi par le pôle santé des forêts.
Les flammes représentent des foyers où de forte défoliation ont été rapportées.

La chenille processionnaire du pin est un ravageur répandu sur une grande moitié sud de la France.