Contenu

Actualités sur la chenille processionnaire du pin (été 2018)

La chenille processionnaire du pin est un ravageur répandu sur une grande moitié sud de la France.
Sa progression vers le nord est un des marqueurs du changement climatique. Le front d’expansion fait l’objet d’un suivi de l’Inra et du DSF au niveau national.

Ces pullulations, suivies depuis les années 1960, montrent une cyclicité de 6 à 8 ans. Elles font l’objet d’un suivi au niveau national , et au niveau du pôle interrégional Sud Est. Situation processionnaire du pin saison 2017/2018 (format pdf - 1.5 Mo - 29/08/2018)

Ainsi, dans les Hautes Alpes, l’Aveyron, la Lozère , l’Aude et les Pyrénées-Orientales, des pullulations de chenilles sont en cours. Lors de cette phase de culmination, on observe une forte défoliation des pins, des nids blancs sur les arbres, des processions de chenilles cherchant de nouveaux arbres ( processions de famine ) et des processions de chenilles cherchant à s’enterrer ( processions d’enfouissement ).

Si la défoliation ne provoque pour la majorité des arbres qu’une gêne momentanée, la présence de poils urticants dans les nids et lors des déplacements des chenilles est une gène importante pour les usagers des forêts, bûcherons, promeneurs mais aussi chiens et bétail. Cette gène, qui dure habituellement de février à mai, a commencé cette année dans certains secteurs dès le mois d’octobre. Cette anomalie est due en grande partie à la douceur de l’automne et du début de l’hiver qui a permis une maturation rapide des larves.

La lutte s’organise autour de moyens qu’il est nécessaire d’adapter à la situation : arbre isolé, jardin, parc, forêt , à la saison et à l’objectif (protection de la forêt ou santé humaine). L’INRA d’Avignon a développé un ensemble de dispositifs résumés ci dessous.

_