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Céréales - Oléagineux - Protéagineux

Bilan 2015

(mise à jour juin 2016)

Recul des surfaces en blé dur malgré le rebond du niveau national

L’hiver doux et le printemps 2015 partiellement arrosé ont été favorables aux cultures d’hiver. Les cumuls de pluie ont été souvent excédentaires notamment dans les Bouches-du-Rhône, par contre, déficitaires de la Haute-Provence aux Alpes. Les rendements sont par conséquent excellents en Camargue et dans le Vaucluse qui ont bénéficié des pluies du mois d’avril. En revanche, ils sont plus faibles dans un secteur allant du Var jusqu’au sud des Hautes-Alpes, affecté par le manque de pluie. Après deux années de forte baisse, les surfaces 2015 en céréales de PACA continuent leur repli (-6,8 %). La production recule de 4,4 %, les rendements, en hausse (+2,6 %) ne compensent pas la perte des surfaces. La production de sorgho augmente fortement +29 % en cinq ans. Ce volume résulte de la progression des surfaces en Bouches-du-Rhône et en Vaucluse.
En 2015, les surfaces en blé dur baissent de 13,5 %. Au niveau national, après deux campagnes de forte chute, les surfaces semées repartent à la hausse (+32 000 ha). En PACA, ce retournement haussier n’a pas lieu, seule l’année 2010 a franchi le seuil des 50 000 ha au cours des quatre dernières années. Les rendements sont contrastés entre le littoral (+22%) et les départements alpins (-7%). En hausse de 9 %, les rendements (35 q/ha) restent structurellement inférieurs à ceux du niveau national qui atteignent en 2015 un niveau record (77,9 q/ha).
Après deux années de forte hausse, la production de blé tendre se stabilise (+0,8%) conséquence d’une stabilisation des surfaces (+0,6%) et des rendements (+0,2%).
Depuis 2011, les emblavements en riz diminuent, atteignant un seuil critique pour les acteurs de la filière. En 2015, les surfaces se stabilisent. Elles s’établissent à 11 500 ha après avoir dépassé les 15 000 ha de 2009 à 2012. La mise en place de mesures agro-environnementales et climatiques a cependant, permis de limiter la baisse des surfaces touchées par la suppression de l’aide couplée en 2012. Le rendement moyen est néanmoins correct, du fait de conditions météorologiques favorables à la mise en place de la culture.
La récolte de maïs, tout comme au niveau national chute de 23 % par rapport à la récolte abondante de 2014. Le recul de 25 % des surfaces s’explique par la faiblesse des prix observés au moment des semis 2015. Les stocks mondiaux excédentaires de la récolte 2014 ont pesé sur les cours. Le manque de pluie et la chaleur estivale ont également contribué au recul de la production.
A l’opposé, les superficies en oléagineux augmentent fortement (+19,3%). Elles viennent se substituer en partie aux surfaces des céréales. Les surfaces en tournesol augmentent de 17 % dont un tiers en semences. Celles de colza de +0,3 %. Les précipitations de printemps sont déficitaires sur les Alpes-de-Haute-Provence et les Hautes-Alpes qui concentrent 55 % des surfaces de colza. Avec un rendement en baisse, la production régionale recule. Les surfaces en pois protéagineux continuent de se redresser depuis 2012. Elles bénéficient des aides du plan « protéines végétales 2014-2020 » dont bénéficient 145 producteurs. Durement touchée par le manque de pluie et la chaleur du début de l’été, la production de l’ensemble des protéagineux est en baisse de 12 %. Le rendement est médiocre, en recul de 27 %, il s’établit seulement à 16 q/ha dans les départements alpins.
En 2015, les cours de l’ensemble des céréales suivent la dépression des marchés. La concurrence et les bonnes récoltes dans les pays de l’UE limitent l’export et alourdissent les stocks. Seul le cours du blé dur résiste à cette baisse. Malgré une production en hausse, les utilisations restent supérieures aux disponibilités. Le blé dur qui cotait 247€/t en novembre 2013, s’échange à 300 €/t en juin 2015. Tandis que pour le blé tendre, les bonnes récoltes chez nos partenaires limitent nos exportations, son cours à 151€/t est en repli de 35 à 45 € par rapport aux quatre précédentes campagnes.