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Cerise

Une campagne qui se termine de façon précoce début juillet

(mise à jour au 1er août 2017)

La campagne 2017 démarre fin avril en avance d’une dizaine de jours par rapport à 2016. Malgré une belle floraison initiale, les intempéries (gel, grêle, pluies et vent) d’avril et mai, ainsi que la pression sanitaire importante, affectent le tonnage produit au cours de cette campagne, estimé en baisse de 8 % par rapport à l’an passé. Les conséquences de l’épisode de gel du mois d’avril sont très localisées avec de lourds dégâts dans certains secteurs. Les rendements s’avèrent très hétérogènes selon les parcelles.
Le marché se met lentement en place fin avril, la demande est alors peu présente et très attentive au prix. Les ventes sont difficiles en variétés précoces (Burlat) fragilisées par les intempéries. Leur qualité très hétérogène nécessite un tri important et les prix bas conduisent à ne pas récolter toutes les parcelles. Les ventes s’améliorent en seconde partie du mois de mai avec la hausse des températures.
En juin, l’arrivée des variétés à chair ferme (Folfer, Summit, Garnet, Brooks) réactive la demande. En deuxième quinzaine, la météo estivale avec ses chaudes températures (supérieures à 35°) soutient la consommation à un niveau élevé. L’écoulement est rapide sur une base de prix ferme jusqu’à la fin de campagne. Les cueillettes sont alors réalisées avant maturité complète afin de réduire le risque d’attaque de la mouche Drosophila Suzukii.
La campagne se termine de façon précoce début juillet.


Cerise 2017



Bilan de campagne 2016

(mise à jour au 1er janvier 2017)

Offre réduite, incertitudes, mais cours soutenus

La campagne a démarré mi-mai avec un volume nettement inférieur à la normale. Les mauvaises conditions météo du printemps (fortes pluies, grêle et vent) ont réduit de 20 à 30 % la production des variétés précoces comme la Burlat. Elles ont aussi rendu nécessaire un tri important pour commercialiser des lots de qualité.
En début de campagne, le commerce est ralenti par la météo pluvieuse dans les grands bassins de consommation, les prix élevés dans la grande distribution ainsi que les mouvements sociaux. Écourtée, la campagne Burlat se termine le 10 juin sur des niveaux de prix supérieurs à l’an passé, mais qui ne compensent pas l’offre réduite en variétés précoces.
Les variétés à chair ferme (Folfer, Summit, Garnet, Belge...) prennent ensuite le relais. Elles bénéficient d’une meilleure fluidité des ventes. Le marché trouve son équilibre avec une demande plus soutenue, portée par une météo estivale favorisant la consommation qui permet une bonne fermeté des prix. L’offre est cependant moindre que l’an passé.
L’interdiction d’utiliser le Diméthoate à partir du 1er février et les craintes d’attaques de mouches « Drosophila Suzukii » entretiennent tout au long de la campagne un climat d’incertitude sur le potentiel de récolte. La France a suspendu parallèlement les importations de cerises traitées au Diméthoate.
Les pertes liées à la mouche sont hétérogènes selon les secteurs et les exploitations. Elles sont relativement limitées dans les secteurs précoces du Vaucluse grâce au temps sec et venteux. A l’inverse, le secteur plus tardif du Mont de Vaucluse a connu des dégâts plus importants dans les zones plus humides. La cotation pour la région Sud-Est se termine début juillet avec les récoltes de ces secteurs tardifs.
Sur l’ensemble de la campagne 2016, le cours moyen de la cerise au stade expédition est supérieur de 25 à 30 % à la moyenne quinquennale selon les variétés.
La surface régionale augmente légèrement avec le plan de plantation de verger notamment en cerise d’industrie. La production quant à elle recule d’environ 5 % par rapport à 2015. Une baisse limitée toutefois par la bonne campagne en cerises industrie, qui ont été récoltées en une dizaine de jours pour réduire l’exposition au risque « Drosophila Suzukii ».
Cerise

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