Contenu

Courgette - Concombre

Courgette : une offre faible pour cause de canicule

(mise à jour au 1er septembre 2018)

En août, la météo maussade (pluies successives) et les températures élevées réduisent l’offre. Les disponibilités sont fluctuantes au gré des fortes chaleurs du mois d’août : les températures trop élevées empêchent la croissance des courgettes. Ainsi, la production régionale diminue sur les 3 premières semaines du mois, pour s’accroître à nouveau en dernière semaine.
Les productions du centre de la France et du Sud-Ouest donnent le ton au marché, en captant une large partie de la demande de la grande distribution. Les marchés de gros demeurent quant à eux fidèles à l’origine Sud-Est, mais avec une faible activité propre au mois d’août.
Les cours remontent sensiblement en début de mois, avant de se stabiliser dès la 2ème semaine à des niveaux satisfaisants sur l’ensemble des bassins de production. La dernière semaine du mois d’août voit une nouvelle augmentation des prix dans la région, avec l’arrêt des productions du centre de la France.
Le cours moyen du mois d’août 2018 est supérieur à la moyenne quinquennale mais ne compense pas la faiblesse des rendements.

En juin, la production régionale sous abris et de plein champ connaît une conjoncture relativement défavorable tout au long de ce mois. Globalement, l’offre de l’ensemble des fruits et légumes de saison est supérieure à la demande. Pour la courgette cela se traduit par une faible demande, sans doute influencée par une météo peu favorable, qui provoque une concurrence importante entre les différents bassins de production qu’ils soient nationaux extra-nationaux. Les opérateurs régionaux bataillent pour récupérer au plus vite des parts de marchés encore occupées par l’Espagne en début de mois et par la production des autres bassins nationaux en fin de mois. A cela s’ajoutent d’autres difficultés liées au climat comme l’excès d’humidité (oïdium) et les conséquences du vent (griffures).
Alors que les prix au détail sont supérieurs à la campagne précédente, les prix payés au stade expédition sont quant à eux inférieurs (courgette France détail GMS juin 2017 : 1,58 €/kg, contre 1,65€/kg en juin 2018).

En mai, le début de campagne subit un manque de luminosité. Si la floraison semble correcte, la météo est défavorable. En effet, l’excédent d’humidité, engendre des pertes. La surface et la production régionale sont estimées à la baisse d’environ 4 %.

En avril, la commercialisation démarre avec une offre régionale modeste constituée de productions sous abris haut. Des retards de production liés à une météo peu favorable et surtout à des problèmes de pollinisations sont constatés.

Courgette 2018



Courgette - Bilan de campagne 2017

(mise à jour au 1er janvier 2018)

Le Sud-Est profite de la faible concurrence espagnole en fin de saison mais se confronte aux autres régions tout l’été

La chaleur des températures favorise les rendements et avance les calendriers de production sur l’ensemble du pays. La concurrence entre les régions s’en trouve exacerbée et persistante tout au long de l’été. En septembre, l’Espagne, qui subit des problèmes phytosanitaires sur ses cultures, est absente du marché européen largement déficitaire. Les prix s’envolent alors pour le dernier mois de la campagne alors que le Sud-Est est le seul fournisseur important du marché français.

Une mise en place lente
Au printemps, faute de beau temps, l’offre française demeure modeste et ne se développe qu’à partir de la mi mai. La courgette origine Espagne, est présente sur la plupart des rayons avec des cours très concurrentiels. La grande distribution s’oriente progressivement vers la courgette française malgré un fort différentiel de prix (0.95 € /kg pour l’origine France contre 0.69 €/kg pour l’origine Espagne). Pour les GMS, le choix de l’origine française du produit prime alors sur l’aspect prix.

Le centre de la France, premier concurrent de la région
Sur les trois mois d’été, la météo est favorable au développement des courgette. La concurrence entre les courgettes du Sud-Est et de la région Centre se ressent dès juillet pour s’accentuer au mois d’août. Habituellement limités par une météo humide et fraîche, les rendements du Centre sont importants cette saison. Les grandes enseignes de la distribution orientent et fidélisent alors leur approvisionnement sur la région Centre. Les prix se situent en dessous des moyennes quinquennales tout au long de l’été. Si l’état de crise conjoncturelle n’est jamais atteint, les cours demeurent très proches des seuils de crise.

Une offre déficitaire et des prix records
Fin août, l’ensemble de l’offre nationale baisse sensiblement. Les productions du Centre disparaissent et l’Espagne est absente. Les productions ibériques souffrent en effet depuis plusieurs années d’un virus très actif en saison chaude, qui oblige à repousser dans le temps une partie des plantations. Les surfaces maintenues sont fortement touchées. La France enregistre ainsi en octobre 2017 les plus faibles importations de courgettes depuis plus de dix ans (avec 7 300 tonnes) et inférieures de 28% à la moyenne quinquennale.
Le Sud-Est devient en septembre le seul fournisseur important du marché français dans un contexte d’offre très déficitaire. Les cours flambent pour atteindre en septembre des prix supérieurs de 53 % à la moyenne quinquennale ; soit un cours record depuis au moins 5 ans (avec 2.31€ / kg, cours expédition départ Provence).
Les prix très attractifs pour les producteurs retardent les arrachages de ces cultures et permettent aux exploitants d’améliorer leur bilan de campagne. Jouant pleinement la carte de la rareté du produit, ils feront alors jouer la concurrence entre les acheteurs jusqu’à la mi-octobre. Cette dernière partie de campagne est salvatrice pour les opérateurs de la région. Elle permet de rattraper une campagne qui n’était jusqu’à lors que très moyenne.

Le cours moyens pondéré de la campagne atteint 0.737 € / kg en 2017, après et de 0.69€ le kg en 2016. Aucun jour de crise conjoncturelle n’est observé en 2017, contre 11 jours en 2016. Le prix moyen au détail sur la campagne atteint 1.78 € / kg pour 2017, contre 1.58 € / kg en 2016.


Courgette - Bilan de la campagne 2016

(mise à jour au 1er décembre 2016)

Une campagne en deux temps : équilibrée de mai à fin août, très difficile en septembre
La région a subi un printemps 2016 très arrosé, plutôt frais et peu ensoleillé et les récoltes ont pris un retard d’une dizaine de jours. La production de courgettes est en effet particulièrement sensible aux variations de températures, de précipitations et d’ensoleillement.
Les bassins concurrents étant eux-aussi impactés par une mauvaise météo, le marché est facilement équilibré entre offre et demande de mai à août. Sur cette période, le bilan est plutôt positif pour les producteurs régionaux, la production récoltée étant totalement écoulée sur le marché.
Le mois de septembre connaît un revirement spectaculaire avec une offre pléthorique : la production régionale abonde en raison de la hausse des surfaces de plein champ, les autres régions de production jusqu’alors discrètes sont présentes, et l’Espagne fait son retour traditionnel sur les marchés.
Les cours sont au plus bas pendant plusieurs semaines et le produit est déclaré en crise conjoncturelle du 9 au 23 septembre. Les volumes commercialisés sur cette période sont estimés à 20% des volumes de la campagne.
Le prix moyen pondéré de la campagne (mai à septembre) s’élève à 0,70 €/kg. Il est inférieur à celui de 2015 (0,77 €/kg) et à la moyenne quinquennale (0,78 €/kg). Bien que la campagne ait été globalement équilibrée pendant quatre mois, le 5ème et dernier mois a fortement dégradé les résultats.
La surface régionale est estimée à la hausse de l’ordre de 4 % (avec une baisse de 22 % des productions sous serres plus que compensée par le plein champ), tandis que l’augmentation de la production est évaluée à 13 % par rapport à 2015. Au niveau sanitaire, la pression d’aleurodes élevée a eu peu de conséquences. La pression d’oïdium et de mildiou a, quant à elle, engendré quelques pertes.

Courgette 2018
Lien vers le bilan national de campagne courgette


Concombre : Rendements en baisse

(mise à jour au 1er septembre 2018)

En août, les pluies successives et la hausse des températures ont engendré une forte pression de mildiou et de nématodes. Des pertes sont attendues.
A ce stade, la surface et la production régionale sont estimées en recul respectivement de 9 et 16 % par rapport à 2017. Le rendement moyen est quant à lui inférieur de 14 % par rapport au rendement moyen quinquennal.

En mai, la campagne du concombre, démarrée sous serres chauffées en janvier, entre dans sa phase de récolte. La floraison s’est déroulée dans de bonnes conditions.
En raison du manque d’ensoleillement et des coûts élevés pour chauffer en hiver, de nombreux producteurs ont fait l’impasse sur leurs rotations d’hiver. Les premières estimations, annoncent un recul de l’ordre de 13% pour la surface et la production régionale.
La filière s’oriente par ailleurs davantage vers le bio ou la lutte intégrée ("zéro résidus").


Concombre - Dernière partie de campagne

(mise à jour au 1er décembre 2017)

En novembre la campagne entre dans sa dernière phase. La campagne 2017 a été une année atypique. Les fortes chaleurs ont perturbé la fécondation et des phénomènes de coulures sont apparus. Toutefois, ces mêmes niveaux de températures ont contribué à augmenter la production mais ont épuisé prématurément les plants. La campagne a ainsi été écourtée. Au final, la situation est favorable à la production qui est revue à la hausse (+8 %). Les surfaces sont également réévaluées à +2 %. La production régionale s’oriente cette année davantage vers du concombre épineux au détriment du concombre long.
Au niveau sanitaire, des attaques de pucerons noirs et de nématodes sont observées. Des lâchés d’insectes prédateurs pour lutter contre les pucerons ont été effectués.
En août, les fortes chaleurs estivales rendent difficiles la culture du concombre en Provence : les plants souffrent de la chaleur. Ce temps chaud et sec est aussi favorable aux acariens, très présents en début de campagne.
En juin, la campagne de concombre démarre.

Concombre 2017

Concombre - Bilan de la campagne 2016

(mise à jour au 1er décembre 2016)

Des rendements chahutés
Du printemps à l’été 2016, la campagne a été difficile en raison de la météo. En effet, le manque d’ensoleillement, le vent puis les fortes températures ont limité les rendements. D’autres facteurs ont impacté également la production : le changement variétal et la pression sanitaire. En effet, des variétés hybrides ou greffées, plus résistantes à la déformation mais plus sensibles à l’oïdium, ont été semées. Au niveau sanitaire, la pression en aleurodes ainsi que les attaques de pucerons et d’araignées rouges ont été fortes cette année. Le recul des volumes a favorisé les prix. Les cours sont restés supérieurs à ceux de 2015 et à la moyenne quinquennale de mai à la fin de la campagne.
Au niveau régional, les surfaces sont estimées en légère hausse (2 %) par rapport à 2015 et la production en recul de 8 %.

Lien vers le bilan national de campagne concombre