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Fraise

Une fin de campagne plus difficile, concurrencée par d’autres productions

(mise à jour au 1er juillet 2017)

La campagne démarre mi-mars, conformément au calendrier habituel. Le marché peine à se mettre en place en mars. La demande est très peu positionnée sur le produit et peu d’actions promotionnelles sont mises en place. L’offre augmente de façon rapide à partir du milieu de mois mais l’écoulement est faible, entraînant alors des reports de stocks. Les cours 2017 du mois de mars sont inférieurs de 5 à 10% à la moyenne quinquennale.
En avril, une embellie est observée autour des fêtes de Pâques, mais la demande redevient très attentive au prix ensuite. Le cours moyen du mois d’avril est cependant comparable à la moyenne quinquennale.
Au cours du mois de mai, le commerce se dynamise notamment en fraise Gariguette, recherchée des opérateurs. La campagne se prolonge avec des fraises de fin de saison dans un contexte commercial porteur.
Au niveau sanitaire, mai s’est caractérisé par quelques attaques de pucerons, acariens et mouches suzukii ont été observées.
A la fin du mois de juin, la campagne se termine en fraise avec une situation un peu plus difficile qu’en début de production. En effet, le climat très chaud a avancé l’entrée sur le marché de nombreux fruits. Ainsi, la fin de campagne de commercialisation de la fraise s’est télescopée avec d’autres cultures, la cerise notamment.
Au niveau sanitaire, des problèmes de qualité sont à déplorer en partie à cause de l’humidité du printemps et des fortes chaleurs des dernières semaines. Les variété remontantes ont eu une deuxième récolte moins productive, principalement à cause des fortes températures qui ont été préjudiciables aux plants. In fine, la superficie régionale est estimée en hausse de 2 %, la production est quasi-stable. L’estimation est révisée à la baisse compte-tenu des moindres volumes de fraises remontantes.


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Bilan de la campagne 2016

(mise à jour au 1er décembre 2016)

Une campagne en demi-teinte

La campagne de commercialisation de la fraise a démarré avec 3 semaines d’avance. Elle est marquée par des quantités supérieures à celles de 2015, une concurrence très agressive des autres bassins de production et des conditions météorologiques peu favorables à la consommation. Seule la période de Pâques a connu une certaine dynamique sur l’ensemble des variétés. Mais cette euphorie n’a été que de courte durée. La météo trop fraîche a eu un impact direct sur la consommation. Les volumes de vente sont alors insuffisants pour la majorité des opérateurs et des reports de stocks sont constatés. Dans ce contexte difficile, les cours sont alors revus à la baisse tant en fraises allongées qu’en rondes.
A partir de mi-avril, le marché a retrouvé un certain équilibre. La fraîcheur des températures a freiné le mûrissement des fraises et la production a été déficitaire. La fraise est recherchée et les cours ont remonté logiquement. Cette situation a perduré un mois et la demande, soutenue par de nombreuses mises en avant, est restée très présente.
En deuxième partie du mois de mai, la situation s’est totalement inversée. Le commerce s’est fortement ralenti surtout en fraises allongées avec une offre excédentaire, une concurrence inter régionale très présente et une demande quasi absente. Seules les fraises rondes ont réussi à trouver preneur. Associé à cela, une météo peu favorable à la consommation ainsi que des prix au détail trop élevés ont bloqué les ventes. Les clients se sont rapidement détournés du produit au profit des autres fruits d’été entrant sur le marché. Les cours se sont alors écroulés en Gariguette début juin mais sont restés toutefois supérieurs à la moyenne quinquennale.
Globalement, le cours moyen de la campagne (pondéré par les volumes vendus) est supérieur de 6 % à la campagne précédente en Gariguettes et quasi-stable en fraises rondes.
Les surfaces et la production sont estimées en hausse de 2 % et 4 %.


Pour lire le bilan national de campagne