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Fraise

Fraise : fin de campagne dans le Sud-Est

(mise à jour au 1er juillet 2018)

En juin, la campagne arrive à son terme. Le fort potentiel agronomique s’est confirmé malgré les intempéries. Si la pluviométrie abondante et la hausse des températures ont défavorisé de nombreuses cultures, cela n’a pas été le cas pour la production de fraises. Le pic de production a été atteint à la mi-mai, avant les épisodes pluvieux. Les exploitants produisant au mois de juin ont connu, quant à eux, une dégradation sanitaire plus importante notamment avec la forte pression de la drosophila suzukii. Les pertes observées sont toutefois moins importantes qu’en cerise.
La surface et la production régionales sont estimées en hausse respectivement de 2 et 4 % par rapport à la campagne 2017.
En raison des difficultés de commercialisation, on note des pertes après récolte mais elles sont difficilement quantifiables.

En mai, le retard végétatif se maintient entre 2 à 3 semaines par rapport à 2017. Malgré le manque de luminosité, le potentiel de production reste satisfaisant. Le pic de production a été atteint à la mi-mai. Les intempéries du mois de mai impactent les rendements et la qualité du fruit. Au niveau commercial, la concurrence des autres bassins de production, le manque de programme promotionnel de la fraise et un prix au détail élevé depuis le début de campagne ne favorisent pas l’écoulement des volumes.
La 1re quinzaine de mai est marquée par des volumes restreints et une demande très présente. Les mauvaises conditions climatiques freinent le mûrissement du produit entraînant un déficit sur la région. Dans la dernière décade du mois, les pluies incessantes qui perdurent sur la France freinent la consommation. Des aléas qualitatifs dus aux pluies orageuses quasi quotidiennes sont constatés. La demande est lente et très attentive à la qualité des fraises. Les cours ont du mal à se maintenir et cèdent du terrain.

En avril, la campagne de la fraise démarre timidement. Un retard végétatif d’une dizaine de jours et des volumes faibles sur les premiers bouquets sont observés. Les gelées de février et mars ont en effet engendré des pertes sur les premières fraises. De plus, le manque d’ensoleillement et la pluie du mois d’avril impactent la tenue du fruit, compliquant la commercialisation.
La première quinzaine du mois se caractérise par une offre régionale qui tarde à se développer dans un marché sans engouement, en lien avec la météo défavorable. Cette situation s’inverse à la mi-avril avec le beau temps qui s’installe sur la France. Le commerce se dynamise alors, la demande s’accélère et les ventes sont rapides. Les cours d’avril 2018 sont supérieurs de 5 à 10 % à la moyenne quinquennale mais les volumes commercialisés sont inférieurs d’environ 20 % à l’an dernier à pareille époque.
La surface et la production régionales de la campagne sont estimées à la hausse respectivement de 2 % et 4,5 %.

Standard 2018
Gariguette 2018


Bilan de campagne 2017

(mise à jour au 1er octobre 2017)

Une campagne à deux vitesses entre fraises rondes et Gariguette
La superficie régionale de fraises de la campagne est estimée en hausse de 2 %, et la production quasi-stable. Les cours 2017 sont inférieurs de 5% à la moyenne quinquennale en fraises rondes et sont comparables à la moyenne quinquennale en gariguettes (sur la période mars à fin mai).
La campagne démarre mi-mars, conformément au calendrier habituel mais le marché peine à se mettre en place : la demande est peu positionnée sur le produit. L’offre augmente de façon rapide tandis que l’écoulement est faible, entraînant des reports de stocks. Les cours du mois de mars sont inférieurs de 5 à 10% à la moyenne quinquennale.
En avril, une embellie est observée autour des fêtes de Pâques, mais la demande redevient très attentive au prix ensuite. Le cours moyen du mois d’avril est cependant comparable à la moyenne quinquennale.
Au cours du mois de mai, le commerce se dynamise notamment en fraise Gariguette, recherchée des opérateurs. La campagne se prolonge avec des fraises de fin de saison dans un contexte commercial porteur.
Au cours de la 2ème quinzaine de juin, la campagne se termine en fraise avec une situation un peu plus difficile qu’en début de production. En effet, le climat très chaud a avancé l’entrée sur le marché de nombreux fruits. Ainsi, la fin de campagne de commercialisation de la fraise se télescope avec la cerise notamment.

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Lien vers le bilan national de campagne