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Grandes cultures

Céréales - Oléagineux - Protéagineux

Grandes cultures : un rendement en blé dur historiquement bas

mise à jour au 1er septembre 2018

Les pluies incessantes de juin (200 à 250 mm) ont favorisé l’apparition peu courante des fusarioses sur l’épi du blé dur et dans une moindre mesure sur le blé tendre. Les conditions climatiques redeviennent normales en août avec un climat sec typique du pourtour méditerranéen et de la Provence

En céréales, la moisson est désormais achevée. Elle s’est déroulée dans de bonnes conditions climatiques seulement sur 40 % des surfaces de blé dur moissonnées. La situation en blé tendre est tout aussi délicate, cette céréale s’étant récoltée dans un climat majoritairement dégradé.

Ainsi, cette année, une mauvaise récolte se confirme en blé dur. Les rendements sont réduits d’environ 30 % et sont estimés à ce stade à 30 q/ha par rapport à l’année dernière qui étaient une année aux rendements plutôt élevés (43q/ha). Les exploitants estiment que cette moisson en blé dur est la plus faible depuis une vingtaine d’années.
La récolte de blé tendre est également en baisse de 10 % par rapport à l’an dernier. Les rendements dépassent à peine 30 q/ha au niveau régional. Au niveau sanitaire, on constate une pression importante de fusarioses impactant le poids spécifique (PS) et générant une perte de rendement par l’échaudage des grains. Ainsi, le poids spécifique est réduit à 74 kg/hl (grains échaudés) contre 80 kg/hl pour une année normale. Ces maladies fongiques impactent également la qualité des grains (moucheture, mycotoxines). Le taux de protéine est très faible. Le risque d’un transfert en blé fourrager est très probable.

En riz, les surfaces sont en baisse de 15 % environ avec une estimation de 10 000 hectares. La culture se développe sans atteinte sanitaire majeure et dans des conditions climatiques correctes.

En oléagineux, les surfaces en colza diminuent fortement. L’automne très sec et le printemps pluvieux ont rendu difficile la préparation du sol et plus encore les semis. La levée a été tardive.
Toutefois, la récolte de colza s’est déroulée dans des conditions normales malgré une baisse des semis. Les rendements sont stables et s’élèvent à 22 q/ha.

Les récoltes de maïs et de tournesol, cultures d’automne , n’ont pas encore commencé. Les professionnels annoncent des conditions de cultures sans problème majeur. Si les conditions météorologiques ne se dégradent pas, les rendements devraient être dans les normales quinquennales.

Une moisson 2017 dans la moyenne côté rendement, en moyenne haute côté qualité

(mise à jour au 1er décembre 2017)

Durant la campagne 2016/2017, 78 000 ha ont été consacrés aux céréales, pour une production de 348 180 tonnes. Les Bouches-du-Rhône contribuent pour 43 % à cette production en recul de près de 10 %.
La production de blé dur se replie de 11 %. Les rendements (43 q/ha) inférieurs de 4 % à la campagne précédente restent au-dessus de la moyenne quinquennale. Les surfaces reculent de 7 % à 37 700 ha.
La production de blé tendre baisse de 23 % et se situe en-dessous de la moyenne 2012-2016. Le rendement de 37 q/ha est inférieur de 13 % à celui de 2016.
Les surfaces en riz augmentent légèrement (+0,7 %) et atteignent 11 815 ha, dans le contexte du nouveau couplage des aides et de la mise en place des Mesures Agricoles Environnementales et Climatiques. Le rendement en hausse de 3 %, au-dessus de la moyenne quinquennale augmente la production de près de 3 %.
Les surfaces en orge progressent de 3 % et sont supérieures à la moyenne 2012-2016 (+7 %). Le rendement, en recul de 15 % comparé à 2016, est responsable de la baisse de 13 % de la production.
Les surfaces en oléagineux s’établissent à 11 000 ha, en recul de 13 % comparées à 2016 et d’un peu moins de 10 % comparées à la moyenne quinquennale. La production de 21 600 t est en retrait de 21 % comparée à 2016.
La sole de tournesol de 8 100 ha baisse de 3 %. Rendement et production sont également en baisse et se situent au-dessous de la moyenne 2012-2016 .


Etat d’avancement des cultures pour la campagne 2017/2018 : semis tardifs et conditions climatiques sèches sont responsables des levées timides pour les céréales d’hiver
Au 1er décembre 2017, dans les départements alpins, 85 % des surfaces en blé sont semées et 20 % sont au stade levée. Par rapport à l’année précédente, 90 % des surfaces étaient semées et 80 % des cultures étaient au stade levée. Les semis se sont effectués dans de mauvaises conditions avec une humidité des sols insuffisantes et une levée tardive stoppée par le gel.
Dans les Bouches-du-Rhône, 81 % des semis de blé dur sont réalisés et 30 % sont au stade levée. Les conditions de culture sont classées « assez bonnes »* selon Céré’Obs. Les conditions météorologiques sèches associées à une préparation du sol en simple labour expliquent le manque de levée. Le froid à venir risque de pénaliser d’autant plus ces plantules.
Dans le Vaucluse, 85 % des surfaces en blé sont semées. Les conditions de culture sont classées « mauvaises » selon Céré’Obs. Humidité du sol insuffisante, semis tardifs et températures négatives sont responsables d’un mauvais lit des semences.

* 5 classes : Très bonnes, Bonnes, Assez bonnes, Mauvaises, Très mauvaises

Bilan 2016

(mise à jour au 1er avril 2017)

Belle année pour les céréales régionales

La campagne céréalière 2016 en PACA est hors du commun : les rendements régionaux sont exceptionnellement supérieurs aux rendements nationaux. Les pluies sont en effet arrivées au bon moment sur la région à la fin du printemps alors qu’elles étaient dévastatrices dans le bassin Parisien et le Centre de la France. La production de céréales de la région progresse de 15 % par rapport à l’an passé sur des surfaces quasi stables (82 500 ha).
En PACA, les surfaces en blé dur repartent à la hausse (+14%) et dépassent 40 000 ha. À contrario, la sole en blé tendre recule (- 16%) avec une forte baisse (-27%) dans les Alpes-de-Hautes-Provence. Les rendements en blé atteignent leurs meilleurs niveaux depuis 10 ans dans la région.
La surface en riz est en légère progression (+2%) et atteint 11 700 ha. Les surfaces en oléagineux se replient de 8 % mais la production progresse de 2 % grâce à des rendements élevés.
En 2016, les cours des céréales sont tirés vers le bas par des stocks mondiaux très importants, en particulier en France après la récolte record de 2015. De plus, la plupart des grands pays exportateurs (États-Unis, Russie, Ukraine) ont augmenté leur production. Les cours du riz européen ont baissé progressivement au cours de l’année 2016, suivant la tendance baissière des cours mondiaux des céréales, tout en restant à un niveau supérieur.