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La filière Plantes aromatiques et à Parfum

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, un millier d’exploitations agricoles cultivent des plantes à parfum et des plantes aromatiques sur près de 14 000 hectares.

Il s’agit essentiellement de lavande et de lavandin sur les plateaux secs et calcaires de Haute Provence mais aussi de nombreuses autres espèces (sauge sclarée, thym, romarin, estragon, menthe poivrée, sarriette …) cultivées sur des surfaces plus modestes.

Certaines de ces espèces, comme les plantes à parfum de la région de Grasse (rose de mai, violette, jasmin, fleur d’oranger), bien qu’en recul du fait de la forte pression foncière, dégagent encore une forte valeur ajoutée au mètre carré.

La filière s’est organisée autour de produits misant sur la qualité : lavande AOC « huile essentielle de Haute Provence », label rouge « herbes de Provence » pour les plantes aromatiques, agriculture biologique.

La production étant destinée majoritairement à la distillation, la modernisation des itinéraires de récolte-distillation a été une préoccupation forte pour la filière qui a réalisé des investissements importants.
Cette modernisation s’avérait d’autant plus nécessaire que l’industrie des parfums, arômes et cosmétiques, sous l’influence du consommateur, est souvent à la recherche de produits naturels de ce type.

La filière plantes à parfum et aromatiques représente un atout important dans l’aménagement du territoire notamment parce qu’elle est majoritairement implantée sur des zones défavorisées qui offrent peu d’alternatives en terme de production agricole.
Avec la lavande et le lavandin, elle tient une place prépondérante dans le paysage régional et dans l’image régionale exportée au-delà de nos frontières, avec des retours touristiques qui peuvent encore être confortés compte tenu du potentiel de développement dans le domaine du tourisme lié au produit de terroir.

La filière plantes à parfum connaît depuis plusieurs années des difficultés non résolues :

  • dépérissement de la lavande provoqué par la présence d’un phytoplasme
  • conditions climatiques défavorables : succession de périodes de sécheresse et de gel qui occasionnent une régression des surfaces consacrées à la lavande et, dans une proportion moindre, au lavandin.

La production est toutefois en hausse et la région demeure la première productrice de lavande au niveau national et pour le lavandin elle reste, de loin, la première zone au niveau mondial.

Un plan de soutien pluri-annuel a été mis en place dès 2008 ; il consiste en des aides à la reconstitution du potentiel de production, à l’accompagnement des distillateurs dans le cadre de la stratégie de développement durable dans laquelle la filière s’est engagée et à la recherche en matière de dépérissement.