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Melon

Melon : Sortie de crise conjoncturelle

(mise à jour au 1er septembre 2018)

En août, les pluies abondantes et régulières, pénalisent la production. Entre les sols inondés et la forte pression de mildiou, les pertes semblent importantes. Les fruits grossissent peu, et les petits calibres rencontrent quelques difficultés de commercialisation.
La production régionale est estimée en baisse de 21 % par rapport à 2017 sur des surfaces en légère hausse (+2 %).
Le rendement moyen est inférieur de 15 % environ par rapport à la moyenne quinquennale.
Sur les marchés, la canicule début août accélère la consommation tandis que la production diminue dans toutes les régions. Le melon sort ainsi de crise conjoncturelle le 3 août, après 11 jours consécutifs. La demande est alors bien présente et permet une bonne fluidité des ventes à destination des GMS.
Dans la seconde décade du mois, la demande se détourne du produit. La vive concurrence des autres bassins de production sur des prix plus bas, freine les ventes des melons du Sud-Est. Le manque de consommation est vivement ressenti, entraînant alors les cours à la baisse.

La 1ère quinzaine de juillet est favorable au melon sur les marchés, mais cette embellie est de courte durée. Les cours chutent ensuite rapidement mi-juillet avec l’arrivée simultanée des différents bassins de production français, saturant le marché. Le melon franchi le seuil de crise conjoncturelle le 20 juillet.
Au 1er août, quelques signaux positifs émergent : les cours ne baissent plus, ils sont stabilisés ; les fortes températures favorisent la consommation et les stocks se réduisent progressivement, bien que les prix au détail demeurent trop élevés pour absorber rapidement les volumes disponibles.

En juin, on observe un retard végétatif d’une dizaine de jours en raison des aléas climatiques. Le manque de luminosité diminue la production sous serres. Les fortes pluies dégradent la production en plein champ. Cette pluviométrie augmente également le taux d’humidité sous serres entraînant le développement de diverses maladies.

Sur les marchés, les ventes sont difficiles. La mauvaise tenue gustative et les problèmes de qualité (mildiou, vitrescence) rendent les clients extrêmement frileux. Il faut attendre l’arrivée du beau temps autour du 20 juin pour que la consommation démarre enfin. La qualité des melons s’assainit alors avec un taux de sucre qui remonte.

La campagne melon démarre la dernière semaine du mois de mai, dans un contexte compliqué : les mauvaises conditions climatiques (pluies, grêle) permanentes qui sévissent sur la France, associées à une présence de melon espagnol freinent fortement les ventes. Les centrales d’achat ne sont pas positionnées sur le produit français et les marchés de gros ont du mal à écouler leur marchandise. Des reports de stock apparaissent dans certaines stations d’expédition. Cette situation s’accompagne parfois de problèmes de qualité : des phénomènes de vitrescence (aspect vitreux de la chair) ont pu être observés. Dans cette situation, les cours baissent régulièrement.

Melon jaune 2018



Bilan de campagne 2017

(mise à jour le 1er octobre 2017)

En crise la majeure partie de la campagne
La campagne démarre timidement début juin avant que les tonnages s’accélèrent ensuite rapidement mi-juin. Une conjoncture particulièrement difficile s’enclenche fin juin : avec 10 jours d’avance, les régions du Val-de-Loire et du Sud-Ouest arrivent sur les marchés alors que PACA atteint son pic de production. Le début du mois de juillet est ainsi marqué par un important télescopage.
Le melon subit une crise conjoncturelle particulièrement longue : du 29 juin au 10 août 2017. En juillet, la production nationale quotidienne est deux fois plus élevée que la consommation. Les prix chutent fortement, brutalement, et l’on constate de nombreuses destructions.
Les cours moyens du mois de juillet sont inférieurs de l’ordre de 35 % à la moyenne quinquennale.
Le marché se rééquilibre mi-août, la période de canicule contribue en effet à dynamiser les ventes et écouler les stocks. Mais les apports du Sud-Est ont commencé à décroître fin juillet, l’essentiel de la production a déjà été vendu en juillet.
La production régionale de melon de la campagne 2017 est estimée en hausse de 8 % par rapport à l’an passé.

Melon Jaune 2017

Bilan de la campagne 2016

(mise à jour au 1er janvier 2017)

Une campagne en demi-teinte : variable selon les calibres
La campagne melon démarre début juin avec une dizaine de jours de retard par rapport à 2015. Les volumes progressent très vite sur l’ensemble des bassins du Sud-Est (PACA et Languedoc). La conjoncture est alors difficile avec une demande positionnée essentiellement sur les melons d’origine espagnole. Les mises en avant dans les GMS permettent d’écouler la marchandise, mais à des prix déjà peu élevés car fixés sur les cours de l’Espagne. Une brève crise conjoncturelle est observée au plan national du 14 au 22 juin. Les melons du Sud-Est sont relativement moins impactés que ceux du Sud-Ouest grâce aux gros calibres, très recherchés.
Mi-juin les apports déclinent, notamment en PACA, avec la fin des serres et des chenilles (petits tunnels). La production en plein champ prend le relais, avec des cours soutenus dans les calibres 12 (800 à 1 150 grammes) et 11 (1 150 à 1 350 grammes).
Si les températures estivales favorisent la consommation, les acheteurs se détournent des petits melons (calibre 15 – compris entre 550 et 800 grammes) pourtant majoritaires en début de campagne, au profit des calibres 12 qui ne représentent alors qu’une minorité de l’offre.
Sur cette première partie de campagne, la production est très hétérogène en termes de calibres et de qualité gustative. Les opérateurs doivent effectuer des concessions de prix afin d’écouler les volumes disponibles.
En juillet, l’écoulement reste fluide et régulier pour les calibres 12, en raison des nombreuses mises en avant.
Dès le mois d’août, la baisse des volumes en Languedoc puis en PACA s’amorce.
Des concessions sont faites sur les prix avant l’arrivée sur le marché des volumes concurrents du Sud-Ouest et du Val-de-Loire, plus tardifs cette année. Les ventes tournent au ralenti. Ce manque d’engouement engendre une nouvelle crise conjoncturelle du 23 au 29 août.
Fin août, la campagne se termine dans le Sud-Est dans de meilleures conditions. Les volumes sont limités et le melon étant de très bonne qualité, les ventes s’accélèrent sur l’ensemble des calibres.
Les surfaces et la production sont estimées en hausse de 4 % par rapport à la campagne précédente. Les rendements ont été favorisés par de bonnes conditions météorologiques qui ont contribué à la prise de calibre dès la fin juin.
Melon jaune 2018

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