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Melon

Une situation particulièrement mauvaise sur les marchés : un mois de crise conjoncturelle

(mise à jour le 1er août 2017)

Une conjoncture particulièrement difficile s’enclenche fin juin : avec 10 jours d’avance, les régions du Val-de-Loire et du Sud-Ouest arrivent sur les marchés alors que PACA atteint son pic de production. Le melon bascule en situation de crise conjoncturelle le 29 juin 2017.
Le début du mois de juillet est ainsi marqué par un important télescopage. La production nationale quotidienne (8 000 à 10 000 tonnes) dépasse largement la consommation moyenne (4 000 à 5 000 tonnes). Les prix chutent fortement, brutalement, et l’on constate de nombreuses destructions.
Les apports du Sud-Est commencent à décroître fin juillet. Grâce à un léger rebond d’activité commerciale, les resserres diminuent également. Mais la production des autres régions continue à augmenter et ce regain n’a pas d’impact sur les prix qui restent très bas. La situation de crise conjoncturelle perdure tout le mois de juillet. Les cours moyens du mois de juillet sont inférieurs de l’ordre de 35 % à la moyenne quinquennale.
Parallèlement, la production régionale de melon est estimée en hausse de 8 %.
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Melon Jaune 2017

Bilan de la campagne 2016

(mise à jour au 1er janvier 2017)

Une campagne en demi-teinte : variable selon les calibres

La campagne melon démarre début juin avec une dizaine de jours de retard par rapport à 2015. Les volumes progressent très vite sur l’ensemble des bassins du Sud-Est (PACA et Languedoc). La conjoncture est alors difficile avec une demande positionnée essentiellement sur les melons d’origine espagnole. Les mises en avant dans les GMS permettent d’écouler la marchandise, mais à des prix déjà peu élevés car fixés sur les cours de l’Espagne. Une brève crise conjoncturelle est observée au plan national du 14 au 22 juin. Les melons du Sud-Est sont relativement moins impactés que ceux du Sud-Ouest grâce aux gros calibres, très recherchés.
Mi-juin les apports déclinent, notamment en PACA, avec la fin des serres et des chenilles (petits tunnels). La production en plein champ prend le relais, avec des cours soutenus dans les calibres 12 (800 à 1 150 grammes) et 11 (1 150 à 1 350 grammes).
Si les températures estivales favorisent la consommation, les acheteurs se détournent des petits melons (calibre 15 – compris entre 550 et 800 grammes) pourtant majoritaires en début de campagne, au profit des calibres 12 qui ne représentent alors qu’une minorité de l’offre.
Sur cette première partie de campagne, la production est très hétérogène en termes de calibres et de qualité gustative. Les opérateurs doivent effectuer des concessions de prix afin d’écouler les volumes disponibles.
En juillet, l’écoulement reste fluide et régulier pour les calibres 12, en raison des nombreuses mises en avant.
Dès le mois d’août, la baisse des volumes en Languedoc puis en PACA s’amorce.
Des concessions sont faites sur les prix avant l’arrivée sur le marché des volumes concurrents du Sud-Ouest et du Val-de-Loire, plus tardifs cette année. Les ventes tournent au ralenti. Ce manque d’engouement engendre une nouvelle crise conjoncturelle du 23 au 29 août.
Fin août, la campagne se termine dans le Sud-Est dans de meilleures conditions. Les volumes sont limités et le melon étant de très bonne qualité, les ventes s’accélèrent sur l’ensemble des calibres.
Les surfaces et la production sont estimées en hausse de 4 % par rapport à la campagne précédente. Les rendements ont été favorisés par de bonnes conditions météorologiques qui ont contribué à la prise de calibre dès la fin juin.
Melon jaune

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