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Pêche - Nectarine

Pêche-nectarine : l’offre déficitaire soutient des cours exceptionnellement hauts

(mise à jour au 1er aout 2018)

En juillet, le marché est dynamique : les cours sont supérieurs de 20 % à 40 % à la moyenne quinquennale. La situation de sous-offre, partagée par l’ensemble des pays européens, perdure et maintient les cours à des niveaux exceptionnellement élevés.
Cette offre restreinte est le résultat de l’enchaînement d’aléas météo depuis le printemps : froid, gel de printemps, pluies de mai. En outre en juillet, les fortes chaleurs freinent le développement des fruits en termes de calibre.
A mi-saison, la production régionale récoltée est estimée en recul de l’ordre de 12 %. A noter que les tonnages commercialisés sont plus faibles en raison de nombreux tris après récolte (noyaux fendus, petits calibres...). Si les températures restaient très élevées, les rendements pourraient être revus à la baisse.

En juin, la tendance du mois précédent se confirme. On observe un retard végétatif d’une dizaine de jours. La floraison a été longue et hétérogène. De plus, elle a été touchée par d’abondantes précipitations qui ont provoqué des pertes et abîmé les fruits.
Cela entraîne un début de campagne avec de faibles volumes en prévision.
Après un début lent, le marché se dynamise avec des actions de mise-en-avant par les grandes surfaces. Les ventes deviennent plus fluides par la suite, la demande étant très intéressée, parfois même difficile à satisfaire en termes de volume. Cette situation de sous-offre soutient les cours à des niveaux très élevés pour un mois de juin.

En mai, l’état des lieux des dégâts des intempéries de l’hiver et du printemps est hétérogène selon les secteurs mais confirme une tendance à la baisse des volumes par rapport à 2017.
L’état sanitaire est bon à ce stade de la campagne. Les premiers fruits devraient être récoltés au cours de la première semaine de juin.

Fin avril, la campagne 2018 de pêche-nectarine est annoncée avec un retard végétatif de l’ordre d’une dizaine de jours en PACA. La floraison, longue, est impactée par les gelées hivernales et les faibles températures du début de printemps. Des pertes sont attendues sur les variétés précoces tandis que le potentiel de production des variétés de "cœur de saison" et des variétés tardives se situe dans la moyenne de ces dernières années.
Au plan national, la production est estimée également en baisse de 10 % par rapport à 2017.
En Europe, la production devrait être plus réduite que celle, élevée, de 2017, en raison d’une succession de vagues de froid, de gelées et d’épisodes pluvieux.

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Nectarine_18_08


Bilan de campagne 2017

(mise à jour au 1er décembre 2017)

Une année finalement dans la moyenne, avec des marchés à l’équilibre, malgré précocité et canicule
Pour la pêche comme pour bon nombre d’autres fruits, l’année 2017 est marquée par une précocité de production et des à-coups de mûrissement au cours de l’été. Mais la pêche résiste mieux à ce calendrier atypique grâce à des volumes relativement maîtrisés, une offre en adéquation avec les attentes des consommateurs, ainsi qu’une belle qualité gustative.

La production régionale est estimée en hausse de 8 % par rapport à l’an passé : 13 % en pêches et +2 % en nectarines. Globalement, le gel d’avril a eu peu d’impact sur la récolte. Dans certains secteurs, le gel a même permis un éclaircissage naturel.
La campagne démarre de façon précoce avec une dizaine de jours d’avance en juin. La pêche trouve sa place sur les rayons des grandes surfaces sans difficulté, les volumes attendus étant contenus et la concurrence espagnole peu présente. Dans la 2ème quinzaine de juin, les températures particulièrement chaudes bloquent la maturité et le grossissement des fruits, limitant les calibres alors que parallèlement la météo estivale dynamise la consommation. La pêche et la nectarine font ainsi partie des rares produits qui passent le mois de juin sans difficulté sur les marchés, soutenues par une demande en recherche de pêche ronde française.
Le mois de juillet est caractérisé par une offre inférieure à la demande sur les fruits de calibres A et AA, qui soutient les cours. La demande reste en effet active sur les gros calibres tout au long du mois. A l’inverse, l’offre est supérieure à la demande en fruits de calibre B, nombreux cette année. Ce phénomène est sans doute lié à des éclaircissages tardifs au printemps et aux fortes chaleurs du mois de juin qui ont bloqué le grossissement des fruits. Le cours moyen du mois de juillet est comparable à la moyenne quinquennale en calibre A et inférieur de 10 % en calibre B.
En août, la campagne entre dans sa dernière phase. Les arbres sont bien chargés et les calibres sont beaux. Il n’y a pas de problème sanitaire majeur sans doute en raison du climat chaud et sec.
Le marché se maintient à l’équilibre, mais la difficulté à écouler les plus petits calibres demeure.
La récolte prend fin mi-septembre, de façon précoce, avec le rafraîchissement des températures sur la France.
Pêche jaune 2017
Nectarine 2017

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