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Pêche, Nectarine - année 2018

Pêche-nectarine : Les cours battent des records historiques, par manque d’offre

(mise à jour au 1er septembre 2018)

En août, la météo continue d’être un facteur défavorable aux rendements. Après un printemps maussade (pluies, gel, manque d’ensoleillement), qui avait déjà réduit les tonnages, les températures caniculaires bloquent le grossissement des fruits et pénalisent leur conservation. Les épisodes orageux d’août, parfois accompagnés de grêle, engendrent aussi des pertes directes ou indirectes (tris, produits déclassés, calibres hétérogènes…).
Ainsi, fin août, la production est estimée en chute de 17 % par rapport à 2017. Les tonnages effectivement commercialisés sont plus faibles encore en raison de nombreux tris après récolte (noyaux fendus, petits calibres...).
Sur les marchés, l’épisode de canicule début août induit des cours très hauts, jamais atteints. La consommation est vive et les quantités de fruits toujours insuffisantes. Les opérateurs (producteurs, expéditeurs) n’arrivent pas à honorer la totalité de leurs commandes, et certaines stations doivent répartir les commandes pour maintenir leurs engagements.
En milieu de mois, le marché se rééquilibre avec la baisse de la consommation habituelle de l’après 15 août, mais les cours restent élevés.
Les cours du mois d’août 2018 sont supérieurs à la moyenne quinquennale de l’ordre de 20 % à 30% selon les variétés. Ce haut niveau de prix compense pour la majorité des opérateurs la faible quantité de produits qui caractérise cette campagne.

En juillet, le marché est dynamique : les cours sont supérieurs de 20 % à 40 % à la moyenne quinquennale. La situation de sous-offre, partagée par l’ensemble des pays européens, perdure et maintient les cours à des niveaux exceptionnellement élevés.
Cette offre restreinte est le résultat de l’enchaînement d’aléas météo depuis le printemps : froid, gel de printemps, pluies de mai. En outre en juillet, les fortes chaleurs freinent le développement des fruits en termes de calibre.

En juin, la tendance du mois précédent se confirme. On observe un retard végétatif d’une dizaine de jours. La floraison a été longue et hétérogène. De plus, elle a été touchée par d’abondantes précipitations qui ont provoqué des pertes et abîmé les fruits.
Cela entraîne un début de campagne avec de faibles volumes en prévision.
Après un début lent, le marché se dynamise avec des actions de mise-en-avant par les grandes surfaces. Les ventes deviennent plus fluides par la suite, la demande étant très intéressée, parfois même difficile à satisfaire en termes de volume. Cette situation de sous-offre soutient les cours à des niveaux très élevés pour un mois de juin.

En mai, l’état des lieux des dégâts des intempéries de l’hiver et du printemps est hétérogène selon les secteurs mais confirme une tendance à la baisse des volumes par rapport à 2017.
L’état sanitaire est bon à ce stade de la campagne. Les premiers fruits devraient être récoltés au cours de la première semaine de juin.

Fin avril, la campagne 2018 de pêche-nectarine est annoncée avec un retard végétatif de l’ordre d’une dizaine de jours en PACA. La floraison, longue, est impactée par les gelées hivernales et les faibles températures du début de printemps. Des pertes sont attendues sur les variétés précoces tandis que le potentiel de production des variétés de "cœur de saison" et des variétés tardives se situe dans la moyenne de ces dernières années.
Au plan national, la production est estimée également en baisse de 10 % par rapport à 2017.
En Europe, la production devrait être plus réduite que celle, élevée, de 2017, en raison d’une succession de vagues de froid, de gelées et d’épisodes pluvieux.

Peche Jaune 2018
Nectarine 2018




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