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Pomme - Poire



Pomme : Une commercialisation lente en Golden

(mise à jour au 1er avril 2017)

La commercialisation de la campagne 2016 démarre timidement à la mi-août en raison des températures estivales de septembre qui orientent les consommateurs vers les fruits à noyau. En octobre, l’intérêt pour le produit s’installe enfin : la météo plus fraîche et les foires aux pommes dynamisent les ventes. En novembre, la variété club "Pink-Lady" monopolise l’activité, qui ralentit sur les autres variétés. En décembre, l’activité est insuffisante et les prix stationnaires. Les ventes sont faibles en Golden et Granny, confrontées à la concurrence européenne (Italie, Pologne).
En janvier, la demande sur le marché intérieur est toujours faible. Le marché est plus animé vers l’export, notamment maritime, principalement concentré sur la Gala. En revanche la Golden se vend difficilement, privée du marché algérien. Fin janvier, les stocks sont alors supérieurs de près de 20 % à l’an passé à même époque. En février, les cours déjà peu élevés se replient pour favoriser le déstockage et en mars le commerce repart très modérément. Fin mars, le stock de pommes est supérieur de 8 % à l’an passé.
La production régionale est globalement stable par rapport à 2015, mais variable selon les variétés. Les volumes vers l’industrie semblent en hausse cette année. En Golden la charge en fruits des vergers est faible par rapport à 2015, mais compensée par le calibre des fruits. En Granny Smith, la production régionale est estimée en recul de 20 % en raison de la faible charge en fruits et de petits calibres. En Gala, les calibres sont hétérogènes mais la production régionale est estimée en hausse de 14 %.
Des tendances déjà observées l’an passé se poursuivent : renouvellement variétal en faveur des variétés bicolores (et recul des Golden et Granny Smith) ; développement des filets de protection ; conversion en agriculture biologique.


Golden 1704
Granny 1704

Poire : Des cours élevés en raison d’un déficit de volumes

(mise à jour au 1er décembre 2016)

La campagne démarre fin juillet, avec une dizaine de jours de retard en raison des aléas météorologiques : douceur de l’hiver et fraîcheur du printemps. Le gel d’avril et les épisodes de vent au cours du printemps et de l’été limitent également la charge en fruits des arbres, notamment en Guyot. Les intempéries sont de plus responsables de dégâts préjudiciables à la conservation et à la commercialisation des fruits. En raison du déficit de volumes, estimé à -16 % toutes variétés confondues, les cours demeurent élevés dans cette campagne.
Sur l’ensemble de sa période de commercialisation, la demande est active en Guyot mais les volumes insuffisants (estimés en baisse de 26 % par rapport à 2015). Le prix moyen en Guyot est supérieur de l’ordre de 25 % au prix moyen quinquennal.
Mi-août, la demande s’oriente progressivement sur la William’s. Les cours fermes et quasi stables sont également supérieurs à ceux de 2015 et à la moyenne quinquennale. Le prix moyen 2016 en William’s est de l’ordre de 16 % supérieur à celui de la moyenne quinquennale. Les températures estivales de l’été se prolongent en septembre et les fruits à noyaux concurrencent ensuite fortement ceux à pépins, ralentissant l’écoulement.
Fin décembre, les stocks de poires sont en baisse de 6 % par rapport à l’an passé à pareille époque.
La surface régionale est estimée en baisse de 2 %, les arrachages n’étant pas compensés. Par ailleurs, la conversion en agriculture biologique est en hausse dans la filière et les volumes à destination de l’industrie ont augmenté cette année. Au niveau sanitaire, des cas de tavelure, de feu bactérien, de tordeuses orientales et des attaques de psylle ont été observés.


Poire Guyot
Poire Williams