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Production viticole

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Conjoncture des Estimations de production de vins – Récolte 2018

(mise à jour au 1er septembre 2018)

Fin août en Vaucluse, la production viticole est estimée à 1,6 millions d’hl, en hausse de 5 % par rapport à la faible récolte 2017, mais en baisse de 17 % par rapport à la moyenne quinquennale.
Si le phénomène de coulure est observé ce dernier n’est pas au centre des préoccupations. En effet, en raison des aléas climatiques des derniers mois, l’état sanitaire des vignes est devenu problématique. La pression inédite de mildiou impacte feuilles et grappes. Des pertes sont constatées et celles-ci pourraient être encore accentuées selon la météorologie récente. Des épisodes orageux accompagnés de grêle ont eu lieu en effet sur le département, mais à ce jour, ces pertes ne sont pas encore totalement évaluées.

Dans le Var, le bon potentiel de production du début de campagne laisse place à l’inquiétude. Le cumul de facteurs météorologiques (pluies, grêle, températures estivales..) impacte l’état sanitaire. En effet, une pression hors norme de mildiou affecte feuilles et grappes dans les vignes. La majeure partie des producteurs estiment leurs pertes aux alentours de 30% du potentiel agronomique de cette année. Pour mémoire, ils l’estimaient à -10% le mois dernier. De plus, ces pertes seront accentuées dans certaines communes du département suite aux dégâts de grêle. A ce stade de la campagne, la production est estimée en hausse de 2 % environ par rapport à 2017, mais en baisse de 9 % par rapport à la moyenne quinquennale.

Dans les Bouches-du-Rhône, la production viticole est estimée à ce stade à 590 000 hl, en hausse de 10 % par rapport à l’an passé (petite récolte) et supérieure à la moyenne quinquennale de 4% (570 000 hl). Le rendement moyen est en recul de 8% par rapport à la moyenne quinquennale.
Les vignes sont soumises cette année à une pression de mildiou très importante en raison de la forte humidité : pluies abondantes au printemps et en août, couplées aux températures estivales élevées. Les feuilles et les grappes sont impactées.
A ce stade de la production, toutes les pertes liées à l’état sanitaire dégradé et aux épisodes orageux d’août (grêle) ne sont pas encore totalement quantifiables. Ces aléas étant encore récents, les estimations sont encore révisables.

Production viti 2018

Bilan de la campagne 2017

(mise à jour au 1er avril 2018)

Une production affectée par le gel de printemps et la sécheresse mais des prix toujours à la hausse
Une petite récolte
En 2017, la récolte viticole de la région Provence-Alpes Côte d’Azur s’établit à 3,6 millions d’hectolitre (hl), inférieure de 14 % à la moyenne quinquennale. Le gel de printemps ainsi que la sécheresse ont pesé sur la production.
Plusieurs vignobles ont été touchés en Provence par le gel de fin avril alors que la vigne avait déjà atteint un stade de maturité avancé. Les faibles rendements sont aussi la conséquence du déficit hydrique qui a impacté le vignoble durant cinq à six mois consécutifs. En 2017, le poids des grappe sur cépage Grenache a été l’un des plus faibles observé.
Dans les Bouches-du-Rhône, la récolte totale recule de 9 %. Les vendanges sont précoces : elles ont débuté avec 10 jours d’avance par rapport à 2016. La baisse de la production de vins AOP est estimée à 7 % comparée à 2016. Le pourtour de l’Étang-de-Berre a souffert de la coulure sur grenache (chute des fleurs ou des baies).
Dans le Var, les vendanges ont débuté avec 5 jours d’avance par rapport à 2016. La production est estimée en baisse de 14 %. La sécheresse et la canicule ont accéléré la véraison des grains et favorisé les petites baies. La production des AOP est en baisse de -9 %.
Le département du Vaucluse est le département le plus impacté par la sécheresse et par le gel sévère de printemps (avril). La production est estimée en baisse de -22 %. La production en AOP est en baisse de 16 %.
Le millésime 2017 est dans la ligne des millésimes qualitatifs. Les baies petites présentent un potentiel colorant important.

Un marché toujours dynamique
Sur les six premiers mois de campagne 2017-2018 (août 2017 à janvier 2018), les volumes commercialisés de vins en vrac IGP et sans IG poursuivent leur tendance haussière et leur prix enregistre une progression de 13 %. Ce dynamisme sur les premiers mois de campagne découle du déstockage des vins antérieurs à la nouvelle campagne 2017-2018.
Le prix des vins d’appellation est bien orienté en Côtes-du-Rhône régional (+9 %) soit 178 €/hl.
Le millésime 2017 des vins de Provence, commercialisé très tôt en ce début de campagne (l’essentiel du marché en termes de volumes a été fait), présente une très belle qualité.
En Côtes-de-Provence rosé, au même titre que pour les AOP Coteaux d’Aix-en-Provence et Coteaux Varois en Provence, les prix sont particulièrement fermes (+20 %).

Un franc succès à l’export
Les cours sont soutenus par le succès à l’international des rosés notamment vers les États-Unis où 3,5 % des vins rosés consommés sont d’origine Provence. Une bouteille de rosé sur 10 vendue dans le monde est une Côtes-de-Provence et plus du quart de la production de vin de Provence rosé est exportée (26 %).
En 2017, les exportations de vins de PACA ont progressé en valeur de 21 % par rapport à 2016 (+17 % entre 2016/2015) et de 80 % en valeur depuis 2013. Elles s’établissent à 600 millions d’euros. Les volumes exportés pour les trois AOC Rosé de Provence (Côtes-de-Provence, Coteaux d’Aix-en-Provence et Coteaux Varois) ont été multipliés par 4,5 en 15 ans et leur prix par 2,5 en 10 ans.

Production Viti 2017




Bilan de la campagne 2016

(mise à jour au 1er janvier 2017)

Millésime régional 2016 exceptionnel
Avec près de 4,3 millions d’hectolitres, la production régionale 2016 est estimée en hausse de 2 % par rapport à la campagne précédente et de 6 % supérieure à la moyenne quinquennale. Le millésime 2016 est d’ores et déjà mis en avant pour sa qualité exceptionnelle du raisin.
Le Vaucluse reste toujours le 1er département viticole de la région en surface et en production avec 46 000 ha pour 2,1 millions d’hl. La production est en baisse dans les Bouches-du-Rhône (-4,6 %) mais en nette augmentation dans le Var et le Vaucluse avec respectivement +5 % et +2 %.
La douceur de l’hiver et la fraîcheur du printemps ont affecté le développement végétatif des vignes : retard de floraison et baies de petites tailles notamment. En outre, les quelques gelées, observées fin mars et fin avril, ont occasionné des pertes localisées, mais peu représentatives au niveau régional.
A l’approche de l’été, les conditions météorologiques se sont améliorées : la hausse des températures et la présence du vent ont contribué au maintien de bonnes conditions sanitaires dans les vignobles. Le déficit hydrique et la sécheresse ont engendré quelques pertes notamment sur les cépages en Syrah. Toutefois, l’irrigation dans certains secteurs et les différentes précipitations des mois de septembre et d’octobre ont permis de limiter ces pertes. Certains cépages comme le Grenache ont néanmoins démontré une bonne résistance au stress hydrique.
La météo n’est pas la seule responsable des pertes de production. Cette année, le gibier (sangliers) a aussi occasionné des pertes localement importantes, pouvant atteindre jusqu’à 25 % des adhérents selon certaines caves viticoles.