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Production viticole

MILLÉSIME 2017 COMPLIQUE : GEL, COULURE, SÈCHERESSE EXCESSIVE MAIS BELLE QUALITÉ

(mise à jour au 1er novembre 2017)


La production viticole de PACA en octobre 2017 s’établit à 3,6 millions d’hl soit un niveau inférieur de 18 % à celui de 2016 et de 10 % à la moyenne quinquennale. Dans les parcelles les plus tardives, les dernières grappes ont été ramassées début octobre et les conditions climatiques ont été idéales pour les récoltes.
BOUCHES DU RHÔNE
Les vendanges sont précoces : 10 jours d’avance comparée à 2016. Le déficit hydrique s’est accentué, la sécheresse persiste depuis 5 mois : la baisse de la production de vins AOP est confirmée avec -3% comparé à 2016. La production en IGP est révisée à la baisse en fin de campagne avec – 13 %. L’état sanitaire n’a pas impacté le potentiel de production : sécheresse et mistral ont préservé des attaques fongiques.
Le pourtour de l’Étang-de-Berre a souffert de la coulure sur grenache (chute des fleurs ou des baies).
VAR
Les vendanges ont débuté avec 5 jours d’avance comparées à celles de 2016. La production est estimée en baisse de 15 %. La sécheresse et la canicule ont accéléré la véraison des grains et favorisé les petites baies. Le gel de printemps du 21 avril 2017 dans le Haut-Var (Nans les Pins, Olliers, Chateauvert...) entraîne des pertes de 30 à 100% de la récolte selon les parcelles. La production des AOP est en baisse de -9 %.
La baisse des IGP s’est accentuée dans les dernières estimations d’octobre : elle s’établit à -30 %. La faible quantité s’accompagne d’une bonne qualité de baies de plus faibles calibres et plus concentrées en sucre.
VAUCLUSE
Le département de Vaucluse reste toujours le département le plus impacté par la sécheresse et par le gel sévère de printemps (avril). La production est estimée en baisse de -22%. La production en AOP est en baisse de 17%. En IGP la baisse atteint 29%.
Le gel important du printemps entraîne des baisses de rendement, les vignes victimes du gel sont en effet reparties en végétation au détriment de la grappe. Des coulures sur Grenache sont signalées dans le département, un peu sur Merlot. Au niveau sanitaire, le climat estival exceptionnellement très chaud et sec n’est pas favorable au développement des maladies.
Les vendanges ont débuté avec 8 jours d’avance. Le phénomène marquant de ce mois de vendange est le faible rendement sur les pressurages. Le millésime 2017 est dans la ligne des millésimes qualitatifs. Les baies petites présentent un potentiel colorant important.
Estimation production viticole 2017



Bilan de la campagne 2016

(mise à jour au 1er janvier 2017)

Millésime régional 2016 exceptionnel

Avec près de 4,3 millions d’hectolitres, la production régionale 2016 est estimée en hausse de 2 % par rapport à la campagne précédente et de 6 % supérieure à la moyenne quinquennale. Le millésime 2016 est d’ores et déjà mis en avant pour sa qualité exceptionnelle du raisin.
Le Vaucluse reste toujours le 1er département viticole de la région en surface et en production avec 46 000 ha pour 2,1 millions d’hl. La production est en baisse dans les Bouches-du-Rhône (-4,6 %) mais en nette augmentation dans le Var et le Vaucluse avec respectivement +5 % et +2 %.
La douceur de l’hiver et la fraîcheur du printemps ont affecté le développement végétatif des vignes : retard de floraison et baies de petites tailles notamment. En outre, les quelques gelées, observées fin mars et fin avril, ont occasionné des pertes localisées, mais peu représentatives au niveau régional.
A l’approche de l’été, les conditions météorologiques se sont améliorées : la hausse des températures et la présence du vent ont contribué au maintien de bonnes conditions sanitaires dans les vignobles. Le déficit hydrique et la sécheresse ont engendré quelques pertes notamment sur les cépages en Syrah. Toutefois, l’irrigation dans certains secteurs et les différentes précipitations des mois de septembre et d’octobre ont permis de limiter ces pertes. Certains cépages comme le Grenache ont néanmoins démontré une bonne résistance au stress hydrique.
La météo n’est pas la seule responsable des pertes de production. Cette année, le gibier (sangliers) a aussi occasionné des pertes localement importantes, pouvant atteindre jusqu’à 25 % des adhérents selon certaines caves viticoles.