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Raisin de table

Raisin de table : Un démarrage de campagne timide

(Mise à jour au 1er septembre 2018)

La campagne démarre début août avec une offre composée essentiellement de variétés précoces (Prima, cardinal et Muscat sous abri). La demande n’est pas vraiment positionnée sur le produit, les autres fruits d’été étant encore bien présents. L’écoulement est régulier, mais de nombreuses actions promotionnelles engagées sur des prix assez bas, obligent les opérateurs à revoir leurs prix à la baisse.
Ensuite, le Lavallée se met en place avec une offre qui ne s’étoffe que très peu et des cours fermes. Les mauvaises conditions climatiques du printemps ont généré des pertes : les quantités sont restreintes. A partir de la 2ème décade, les volumes progressent logiquement en Muscat et Danlas. L’ambiance commerciale est calme avec une demande toujours peu intéressée par le produit. En Danlas, les ventes sont compliquées, principalement en raison d’une forte présence en magasins de raisins blancs italien à bas prix.
Puis, le commerce se dynamise un peu, notamment vers les GMS et le marché export. Des mises en avant en Muscat génèrent davantage de sorties, mais avec des cours en baisse, bloqués sur des actions promotionnelles. Le mois se termine plus calmement, avec le démarrage de la mise en longue conservation.
Les cours sont comparables à ceux de 2017.

Raisin Muscat 2018

Bilan de campagne 2017

(mise à jour au 1er mars 2018)

Malgré une météo de printemps désastreuse, le raisin tire son épingle du jeu

Dans le Sud-Est, la campagne raisin 2017 est d’un très bon cru. Les cours moyens sont supérieurs de l’ordre de 25 à 40 % à la moyenne quinquennale selon les variétés. En termes de prix, 2017 est la meilleure saison de ces cinq dernières années. Et pourtant, la campagne avait plutôt mal démarré. En effet, les gelées du mois d’avril ont causé des dégâts très importants. C’est en Vaucluse, dans la vallée du Calavon, entre les versants nord du Luberon et les Monts de Vaucluse que les vignes ont été le plus impactées. Avec un mois de mars chaud, la floraison était déjà bien avancée. Les pertes sont estimées entre 30 et 50 %, voire plus pour certaines parcelles.

La campagne raisin se met en place début août avec une dizaine de jours d’avance par rapport à l’année 2016. La demande manque de dynamisme, étant toujours positionnée sur les autres fruits d’été. Les quantités disponibles sont stables mais peu importantes. L’offre est composée nombreuses variétés : Prima, Cardinal, Muscat, Danlas, Lival et Lavallée. Dès le milieu du mois, les volumes progressent de façon continue et régulière et les ventes, soutenues par des mises en avant en GMS sont fluides pour l’ensemble des variétés. Seul le Danlas doit faire face à une forte présence en magasin du raisin blanc italien à bas prix. Dans la dernière décade, les opérateurs débutent la mise en longue conservation afin de réguler le marché. Le raisin frais est recherché et les cours sont très fermes, notamment en Muscat.

Le mois de septembre connaît une bonne dynamique. Les nombreuses actions promotionnelles en Muscat et en Lavallée entraînent de gros volumes de vente. Seul le commerce vers les marchés de gros est ralenti en raison des prix particulièrement élevés pour cette saison. La mise en longue conservation continue de manière régulière. Cette situation perdure quasiment tout le mois, et les cours s’orientent logiquement à la hausse. En Muscat, ils sont supérieurs de 30 % par rapport à 2016. C’est en grande partie dû au manque de raisins frais durant cette campagne ; les volumes sont inférieurs de 30 à 40 % par rapport à ceux de l’année précédente (gel du printemps, froid). Il est à noter que les quantités en Muscat sont surtout représentées par des raisins de 2ème catégorie (grapilles, grapillons) qui, majoritaires cette année, permettent une bonne valorisation des catégories supérieures.

L’offre en raisin frais diminue nettement en octobre laissant la place au raisin de « longue conservation ». Les mises en avant permettent de sortir des quantités importantes que ce soit en Lavallée comme en Muscat (frais et frigo) sur de solides bases de prix (+20 % en Lavallée par rapport à 2016). Le marché est très bien orienté et les volumes en Lavallée « frigo » diminuent rapidement. Ce contexte très favorable perdure jusqu’en 3ème semaine du mois. Puis la tendance amorce un retournement avec un commerce qui tend à ralentir. Certains opérateurs peinent à vendre le Lavallée et sont alors contraints de revoir leurs prix à la baisse. En Muscat, la demande est moins présente mais les cours restent fermes.

Les volumes « frigo » se réduisent logiquement courant du mois de Novembre. Les stations d’expédition sont sereines face à une demande stable en Muscat avec des cours qui se raffermissent régulièrement en particulier en catégorie extra. Les ventes de Lavallée sont plus lentes et les tentatives de hausses difficiles. En fin du mois, le commerce est très fluide notamment en Muscat. La fin de campagne est proche pour la majorité des négociants. Certains gardent de la marchandise afin de servir leurs clients pour les fêtes de Noël.

Au bilan, sur l’ensemble de la campagne, les cours moyens sont supérieurs de l’ordre de 25 à 40 % à la moyenne quinquennale selon les variétés.

Raisin Muscat 2017
Raisin Lavallée 2017

Bilan de campagne 2016

(mise à jour au 1er février 2017)

Une campagne qui joue les prolongations

La campagne 2016 du raisin démarre début août avec des volumes limités en raison d’une météorologie du printemps défavorable au mûrissement. La sécheresse qui sévit tout au long de l’été et le manque de maturité produisent des grappes à petites baies. L’offre progresse ensuite très rapidement et les producteurs démarrent la mise en longue conservation avec deux semaines d’avance, dès le début du mois de septembre. Les volumes mis en frigo sont très importants cette année (estimés en hausse de l’ordre de 30 %) et la campagne doit se prolonger jusqu’en janvier pour écouler les volumes stockés. En fin de campagne, les ventes sont compliquées vers les GMS, qui ont tendance à dé-référencer le produit en se basant sur les calendriers des années précédentes. En outre, les prix au détail étant élevés, les acheteurs se montrent très exigeants sur le produit. Les marchandises de belle qualité telles que « AOP du Ventoux » ou « sélection » se démarquent et se vendent aisément. A l’inverse, les négociants ont davantage de difficultés à vendre les raisins de « qualité moyenne » qui représentent la majorité de l’offre présente dans les frigos.
Les cours 2016 sont supérieurs à ceux de 2015, qui était déjà un très bon cru.

Raisin Muscat 2016
Raisin Lavallée 2016

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