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Salade

Salade d’hiver : fin de campagne

(mise à jour au 1er avril 2018)


En mars, la campagne 2017/2018 de salade d’hiver se termine dans le Sud-Est. L’offre régionale diminue graduellement. La saison se termine avec des niveaux de cours conformes ou supérieurs aux références quinquennales sur le marché intérieur. Le marché intérieur se caractérise par une demande régulière et stable.
A l’export, la campagne est toujours difficile car la demande reste particulièrement attentive au prix. Une vive concurrence persiste avec l’Italie sur les marchés allemands et suisses. Si les flux de vente se maintiennent, ils se réalisent à des niveaux de cours bas.
La production de laitue de la campagne est estimée en repli de 5 % sur des surfaces en baisse de 6 %. Ce mouvement de baisse a cependant été atténué par la mise en place de nouvelles rotations en février. En effet, la vague de froid qui a couvert une grande partie de l’Europe en février a incité certains exploitants de la région à prolonger leur production d’une nouvelle rotation.
En chicorée, le recul des surfaces est évalué à 2,7 % alors que la production diminue de 4 %. La scarole est davantage impactée par cette diminution.
Le bilan de campagne est mitigé. Si au niveau sanitaire et en termes de qualité du produit, la campagne est satisfaisante, les prix, sont quant à eux jugés décévants. La commercialisation à l’export vers les marchés habituellement rémunérateurs du nord de l’Europe, a été chahutée par une forte concurrence italienne.
Pour sécuriser le revenu, de nombreuses exploitations se tournent désormais vers la contractualisation d’une partie de leur production auprès des GMS et de l’agro-alimentaire. On observe aussi un changement variétal pour répondre aux attentes des consommateurs (ex : développement du multi-feuilles).
En février, le marché s’améliore sur le marché intérieur. Dès le début du mois une partie des cueillettes se termine sans être complètement compensées par les rotations suivantes, ralenties par le froid. Par conséquent, la pression de l’offre s’atténue, les cours remontent et se stabilisent sur un marché français qui retrouve l’équilibre dès le milieu du mois.
En revanche, la gamme destinée à l’exportation subit encore des prix en deçà des coûts de production, conséquence de la vive concurrence avec l’Italie. Le marché ne voit son activité s’améliorer, en termes de flux, que quelques jours : au moment où les transports italiens sont gênés par la vague de froid qui sévit sur une grande partie de l’Europe,
En janvier, la salade se valorise bien au cours de la 1ère quinzaine du mois dans la continuité des fêtes de fin d’année. La situation se dégrade ensuite mi-janvier. La douceur des températures favorise alors le développement des salades et l’offre devient largement supérieure à la demande. Le marché se dégrade rapidement, les cours chutent.
Les cours sont bas également à l’export où la concurrence de l’Italie en particulier, bride les prix.
La conjoncture s’améliore les tous derniers jours du mois avec de nombreuses actions promotionnelles et une baisse des volumes disponibles, mais seulement sur la France.
Au niveau sanitaire, la campagne est satisfaisante à ce stade, entraînant une bonne qualité de production. En chicorées, le poids moyen en hausse d’environ 9 % permet d’amortir la baisse de production (estimée à -3 % par rapport à la campagne précédente).


Batavia 2017-2018


Salade d’hiver – Bilan 2016/2017

Une campagne marquée par le manque d’offre au plan européen en janvier et février
(mise à jour au 1er juin 2017)

La campagne 2016/2017 de salade d’hiver est très contrastée : au fil de celle-ci se succèdent un marché équilibré, ensuite déficitaire, puis excédentaire. A l’automne, la baisse des surfaces participe en effet à l’équilibre du marché. Avec la vague de froid observée en janvier, le marché se tend puis devient déficitaire et atteint des prix records. A l’inverse, en dernière partie de campagne, le retour du beau temps provoque un retour de l’offre sur l’ensemble des bassins, l’offre est excédentaire et les destruction sur champs sont importantes.
Le prix moyen pondéré des salades batavia blonde vendues entre octobre et fin mars est supérieur de 25 % à la moyenne quinquennale.
Les surfaces du bassin Sud-Est destinées aux récoltes de novembre et décembre sont inférieures de près de 10% à la campagne précédente. A l’inverse, les plantations de janvier destinées au marché du mois de mars et d’avril sont plus importantes.

Laitue : Cours records en janvier mais crise en mars

La campagne commence début novembre dans le Sud-Est. Les mois de novembre et décembre se caractérisent par une baisse de l’offre régionale provenant à la fois des températures froides qui ralentissent le développement végétatif et d’une stratégie d’assolement consistant à retarder les semis afin de décaler le pic de production vers janvier, période de moindre concurrence des autres bassins.
A partir de décembre, le froid subi par les zones de productions italiennes et espagnoles, principaux fournisseurs européens à cette période, prive le marché d’une grande quantité de salades. La demande européenne adressée au sud de la France s’intensifie alors logiquement. Les cours s’élèvent sur toute la gamme jusqu’à atteindre des prix records en janvier. A partir de mi-février, un retour rapide de l’offre se dessine alors que parallèlement la demande stagne, freinée par des prix au détail restés élevés et les vacances scolaires. Les cours baissent alors au même rythme que la remontée des températures. Les prix passent de 0,85 €/ pièce à l’expédition départ région, en début de mois, à 0,45 €/ pièce le 28 février.
En mars, l’offre se développe rapidement, au plan régional, national et européen : les salades d’autres régions et pays apparaissent sur les marchés avec une certaine précocité. Avec un mois de mars le plus chaud depuis 1900, les quantités mises en marché deviennent rapidement pléthoriques et les cours chutent. Dès le milieu du mois, les destructions de salades à sur-maturité s’accélèrent. La salade entre en crise conjoncturelle le 23 mars.
La surface régionale est estimée en quasi stabilité, voire léger recul (- 1 %). Après une baisse des surfaces constatée à l’automne, l’excellente conjoncture en décembre a incité les producteurs à réaliser une nouvelle rotation. Cette stratégie n’a pas été couronnée de succès sur les marchés de mars.
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Chicorée : La demande de 4e gamme entraîne une hausse des surfaces

La campagne 2016/17 en chicorée connaît un essor notamment de la production destinée à la 4ème gamme. La surface régionale de chicorée est estimée en hausse de 5 % et la production de 4 %.


Pour lire le bilan national