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Salade

Salade d’hiver – Bilan 2016/2017

Une campagne marquée par le manque d’offre au plan européen en janvier et février
(mise à jour au 1er juin 2017)

La campagne 2016/2017 de salade d’hiver est très contrastée : au fil de celle-ci se succèdent un marché équilibré, ensuite déficitaire, puis excédentaire. A l’automne, la baisse des surfaces participe en effet à l’équilibre du marché. Avec la vague de froid observée en janvier, le marché se tend puis devient déficitaire et atteint des prix records. A l’inverse, en dernière partie de campagne, le retour du beau temps provoque un retour de l’offre sur l’ensemble des bassins, l’offre est excédentaire et les destruction sur champs sont importantes.
Le prix moyen pondéré des salades batavia blonde vendues entre octobre et fin mars est supérieur de 25 % à la moyenne quinquennale.
Les surfaces du bassin Sud-Est destinées aux récoltes de novembre et décembre sont inférieures de près de 10% à la campagne précédente. A l’inverse, les plantations de janvier destinées au marché du mois de mars et d’avril sont plus importantes.

Laitue : Cours records en janvier mais crise en mars

(mise à jour au 1er avril 2017)

La campagne commence début novembre dans le Sud-Est. Les mois de novembre et décembre se caractérisent par une baisse de l’offre régionale provenant à la fois des températures froides qui ralentissent le développement végétatif et d’une stratégie d’assolement consistant à retarder les semis afin de décaler le pic de production vers janvier, période de moindre concurrence des autres bassins.
A partir de décembre, le froid subi par les zones de productions italiennes et espagnoles, principaux fournisseurs européens à cette période, prive le marché d’une grande quantité de salades. La demande européenne adressée au sud de la France s’intensifie alors logiquement. Les cours s’élèvent sur toute la gamme jusqu’à atteindre des prix records en janvier. A partir de mi-février, un retour rapide de l’offre se dessine alors que parallèlement la demande stagne, freinée par des prix au détail restés élevés et les vacances scolaires. Les cours baissent alors au même rythme que la remontée des températures. Les prix passent de 0,85 €/ pièce à l’expédition départ région, en début de mois, à 0,45 €/ pièce le 28 février.
En mars, l’offre se développe rapidement, au plan régional, national et européen : les salades d’autres régions et pays apparaissent sur les marchés avec une certaine précocité. Avec un mois de mars le plus chaud depuis 1900, les quantités mises en marché deviennent rapidement pléthoriques et les cours chutent. Dès le milieu du mois, les destructions de salades à sur-maturité s’accélèrent. La salade entre en crise conjoncturelle le 23 mars.
La surface régionale est estimée en quasi stabilité, voire léger recul (- 1 %). Après une baisse des surfaces constatée à l’automne, l’excellente conjoncture en décembre a incité les producteurs à réaliser une nouvelle rotation. Cette stratégie n’a pas été couronnée de succès sur les marchés de mars.
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Chicorée : La demande de 4e gamme entraîne une hausse des surfaces

(mise à jour au 1er avril 2017)

La campagne 2016/17 en chicorée connaît un essor notamment de la production destinée à la 4ème gamme. La surface régionale de chicorée est estimée en hausse de 5 % et la production de 4 %.