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Salade 2018-2019

Salade : Les cours demeurent satisfaisants malgré un pic d’offre

(mise à jour au 1er mars 2019)

En février, les cours demeurent très satisfaisants pour la production avec des niveaux supérieurs aux moyennes quinquennales. La fin de campagne se prépare cependant et les cours amorcent une baisse. D’une part, le temps exceptionnellement beau du mois de février accélère le développement végétatif des plantations de fin d’année (15 nov-15 dec). D’autre part, comme une partie des producteurs souhaite libérer les serres au plus vite pour préparer les plantations des cultures de printemps, la pression de l’offre s’accentue sur un marché où la demande stagne voire se réduit. Les vacances scolaires et les niveaux de prix au détail élevés sont les explications les plus souvent avancées pour expliquer ce faible engouement du consommateur pour la salade.
A l’export , la conjoncture, déjà très favorable aux producteurs en janvier, s’améliore encore. La demande se maintient sur l’ensemble des pays destinataires où la concurrence extra-nationale (Italie, Belgique et Espagne) est faible.

En janvier, le marché de la salade reste en offre déficitaire tout au long du mois, malgré des récoltes prématurées pour répondre à la demande.
Les prix de vente sur le marché français demeurent soutenus tout au long du mois et sont en hausse à l’export. L’offre sur l’ensemble de l’Europe est en effet toujours limitée et parfois même inférieure à la demande. Cette faible concurrence européenne accélère et dynamise les flux de ventes.
Malgré les basses températures, la surface et la production régionale de chicorée sont estimées à la hausse par rapport à la campagne 2017/18 (respectivement +9 % et +1%). Néanmoins, le rendement moyen est en recul de 10 % par rapport à la moyenne quinquennale.

En décembre, le marché français de la salade demeure soutenu. Les coupes sont plus rapides que le développement des salades, et les producteurs négocient en position de force. On constate, comme habituellement en décembre, que les ventes s’accélèrent à partir du milieu du mois à l’approche des fêtes de fin d’année. Les cours se maintiennent ainsi à des niveaux satisfaisants pour la production.
Le rapport entre l’offre et la demande est plus nuancé à l’export. La concurrence avec la Belgique, l’Italie et l’Espagne sur les pays demandeurs, réduit les possibilités de hausse pour les exportateurs régionaux. Les cours à l’export sont fermes malgré tout.
Globalement, les quantités vendues sont supérieures à celles vendues en décembre 2017 et les cours dépassent ceux de 2017 à la même période (+83 % pour la batavia). Le cours d’une batavia blonde est presque 2 fois supérieur à la moyenne quinquennale, traduisant une conjoncture très favorable aux producteurs régionaux.

A ce stade de la campagne 2017/18, la surface et la production régionales (laitues d’été et d’hiver) sont respectivement estimées à la baisse de 3 % et 6 %. Les épisodes pluvieux et le vent sur les Bouches-du-Rhône et Vaucluse ont effectivement engendré des pertes.

En novembre, la campagne de salade commence tardivement avec une conjoncture inédite. En 1er lieu, l’offre régionale est faible, conséquence à la fois d’une réduction sensible des surfaces de plein champ, et d’un recul du calendrier de plantations sous abris. Ensuite, la météo particulièrement pluvieuse d’octobre et novembre ralentit le développement et dégrade la qualité sanitaire des salades. Déjà faible, l’offre devient à peine suffisante : les coupes sont plus rapides que l’arrivée à maturation des plantations.
Les cours, déjà satisfaisants en début de mois, s’orientent rapidement à la hausse, conséquence du déficit d’offre. Les salades atteignent des niveaux de prix élevés, pour un grammage nettement en dessous des standards.
L’impact des mouvements sociaux sur l’acheminement des salades est globalement atténué par une faible pression de l’offre et des structures de vente nombreuses et dispersées.

Les cours moyens du mois de novembre de la batavia et de la lollo rossa sont respectivement supérieurs de 30 % et de 20 % à leur moyenne quinquennale.


En septembre
, la production de laitue d’été subit les conséquences des aléas météorologiques du printemps et de l’été. À ce stade, par rapport à la campagne 2017/18, la surface régionale est estimée stable et la production en baisse de 5 %.
En laitue d’hiver, suite aux températures élevées du mois de septembre, bon nombre d’exploitations ont décalé leurs plantations au mois d’octobre ou plus tard et envisagent de réduire le nombre de rotations.
La production s’oriente toujours davantage vers la 4ème gamme, notamment en laitue d’été.

Batavia blonde 2018-2019


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