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Salade 2018-2019

Salade d’hiver : Un marché français qui s’écroule

(mise à jour au 1er mai 2019)

Avril est le dernier mois de la campagne hivernale de salade débutée en novembre.
Le marché est scindé en deux conjonctures distinctes :

  • Sur la France où l’offre excédentaire sur le cœur de marché ne permet pas la commercialisation de l’ensemble du disponible. Les destructions sur champ sont fréquentes et les cours chutent. Le mois contraste avec l’ensemble de la campagne plutôt tenue en termes de prix, les cours de la Batavia en avril sont inférieurs de 30 % à la moyenne quinquennale.
  • A l’export, les variétés spécifiques de ces marchés ne sont plus disponibles, c’est alors l’arrêt de l’activité d’une grande partie des exportateurs régionaux. C’est une campagne export rémunératrice avec des prix en hausse.

En mars, le marché de la salade d’hiver entame sa dernière période avec deux conjonctures qui se distinguent.
Le marché à l’export est fluide, à des niveaux rémunérateurs pour la production : l’offre française profite d’une absence de concurrence internationale sur les variétés rouges en particulier.
Le marché français est tout autre avec une pression de l’offre grandissante face à une demande qui ne se développe pas. Cette offre largement supérieure à la demande est la conséquence de deux phénomènes concomitants :

  • les surfaces plantées en janvier sont en progression avec un développement accéléré par le très beau temps de février,
  • une partie des producteurs est contrainte de maintenir les coupes pour libérer des surfaces sous serres en prévision des cultures de printemps.

Les cours baissent très vite sur des niveaux largement en deçà des coûts de production. Certains producteurs, faute de ventes avec des salades en sur maturité, détruisent leurs cultures.
Les prix de mars 2019 sont inférieurs de 18 % à la moyenne quinquennale en Batavia (marché français) et supérieurs de 38 % pour la Lollo rossa (marché export)
La campagne 2018/19 de la laitue se termine. La production est estimée relativement stable par rapport à la campagne précédente. Un certain nombre de producteurs ont en effet réalisé une rotation supplémentaire ou ont planté à la « dernière minute » de la laitue en janvier.

En février, les cours demeurent très satisfaisants pour la production avec des niveaux supérieurs aux moyennes quinquennales. La fin de campagne se prépare cependant et les cours amorcent une baisse. D’une part, le temps exceptionnellement beau du mois de février accélère le développement végétatif des plantations de fin d’année (15 nov-15 dec). D’autre part, comme une partie des producteurs souhaite libérer les serres au plus vite pour préparer les plantations des cultures de printemps, la pression de l’offre s’accentue sur un marché où la demande stagne voire se réduit. Les vacances scolaires et les niveaux de prix au détail élevés sont les explications les plus souvent avancées pour expliquer ce faible engouement du consommateur pour la salade.
À l’export , la conjoncture, déjà très favorable aux producteurs en janvier, s’améliore encore. La demande se maintient sur l’ensemble des pays destinataires où la concurrence extra-nationale (Italie, Belgique et Espagne) est faible.

En janvier, le marché de la salade reste en offre déficitaire tout au long du mois, malgré des récoltes prématurées pour répondre à la demande.
Les prix de vente sur le marché français demeurent soutenus tout au long du mois et sont en hausse à l’export. L’offre sur l’ensemble de l’Europe est en effet toujours limitée et parfois même inférieure à la demande. Cette faible concurrence européenne accélère et dynamise les flux de ventes.
Malgré les basses températures, la surface et la production régionale de chicorée sont estimées à la hausse par rapport à la campagne 2017/18 (respectivement +9 % et +1%). Néanmoins, le rendement moyen est en recul de 10 % par rapport à la moyenne quinquennale.

En décembre, le marché français de la salade demeure soutenu. Les coupes sont plus rapides que le développement des salades, et les producteurs négocient en position de force. On constate, comme habituellement en décembre, que les ventes s’accélèrent à partir du milieu du mois à l’approche des fêtes de fin d’année. Les cours se maintiennent ainsi à des niveaux satisfaisants pour la production.
Le rapport entre l’offre et la demande est plus nuancé à l’export. La concurrence avec la Belgique, l’Italie et l’Espagne sur les pays demandeurs, réduit les possibilités de hausse pour les exportateurs régionaux. Les cours à l’export sont fermes malgré tout.
Globalement, les quantités vendues sont supérieures à celles vendues en décembre 2017 et les cours dépassent ceux de 2017 à la même période (+83 % pour la batavia). Le cours d’une batavia blonde est presque 2 fois supérieur à la moyenne quinquennale, traduisant une conjoncture très favorable aux producteurs régionaux.

A ce stade de la campagne 2017/18, la surface et la production régionales (laitues d’été et d’hiver) sont respectivement estimées à la baisse de 3 % et 6 %. Les épisodes pluvieux et le vent sur les Bouches-du-Rhône et Vaucluse ont effectivement engendré des pertes.

En novembre, la campagne de salade commence tardivement avec une conjoncture inédite. En 1er lieu, l’offre régionale est faible, conséquence à la fois d’une réduction sensible des surfaces de plein champ, et d’un recul du calendrier de plantations sous abris. Ensuite, la météo particulièrement pluvieuse d’octobre et novembre ralentit le développement et dégrade la qualité sanitaire des salades. Déjà faible, l’offre devient à peine suffisante : les coupes sont plus rapides que l’arrivée à maturation des plantations.
Les cours, déjà satisfaisants en début de mois, s’orientent rapidement à la hausse, conséquence du déficit d’offre. Les salades atteignent des niveaux de prix élevés, pour un grammage nettement en dessous des standards.
L’impact des mouvements sociaux sur l’acheminement des salades est globalement atténué par une faible pression de l’offre et des structures de vente nombreuses et dispersées.

Les cours moyens du mois de novembre de la batavia et de la lollo rossa sont respectivement supérieurs de 30 % et de 20 % à leur moyenne quinquennale.


En septembre
, la production de laitue d’été subit les conséquences des aléas météorologiques du printemps et de l’été. À ce stade, par rapport à la campagne 2017/18, la surface régionale est estimée stable et la production en baisse de 5 %.
En laitue d’hiver, suite aux températures élevées du mois de septembre, bon nombre d’exploitations ont décalé leurs plantations au mois d’octobre ou plus tard et envisagent de réduire le nombre de rotations.
La production s’oriente toujours davantage vers la 4ème gamme, notamment en laitue d’été.

Batavia blonde 2018-2019


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