Contenu

Tomate

Des prix moyens et une demande décevante

(mise à jour au 1er octobre 2017)

En septembre, la demande est faible et les prix sont fréquemment inférieurs aux références quinquennales. La concurrence des jardins familiaux est encore présente. La campagne est terminée pour les productions sous abris froids et s’approche pour celles sous serres verres hors sol.
En août, les températures élevées pèsent sur les rendements de tomates du Sud-Est (-4%). La production est toutefois repartie en légère hausse en fin de mois. Au niveau sanitaire, la pression est faible sur l’ensemble des menaces grâce au climat chaud et sec. La campagne de tomate d’industrie se déroule sans accrocs majeurs. Si la chaleur fait souffrir les plants, elle favorise aussi le développement les fruits. La demande ne connaît pas de forts pics de consommation, compte-tenu de la météo souvent fraîche sur le reste de la France. Le marché reste au mieux à l’équilibre et est parfois fragile.
En juillet, seul le sud de la France profite d’une demande qui se maintient avec l’arrivée des juillettistes et d’un temps plus clément, alors que la météo fraîche sur le reste de la France pèse sur les cours. Cet environnement offre aux productions locales une meilleure tenue des prix. Les niveaux des cours sont néanmoins inférieurs à la moyenne quinquennale sur l’ensemble de la gamme.
En juin, les rendements en plein air sont au rendez-vous, les 1er bouquets sont très beaux. Les cours moyens du mois de juin sont néanmoins légèrement en deçà de la moyenne quinquennale à cause de leur dégradation en fin de mois.
En mai, l’offre s’accroît fortement avec la montée en puissance de l’ensemble des bassins de production tandis qu’en parallèle, la météo fraîche ne permet pas un développement suffisant de la consommation. Ainsi, les volumes disponibles sur l’ensemble de la France doublent et les cours chutent de 50 % en moyenne. Les cours des tomates du Sud-Est résistent cependant mieux grâce à une demande locale qui se développe. Les producteurs de la région s’orientent aussi davantage vers des variétés à « goût » comme les allongées-cœurs ou côtelées ou encore dites « de couleurs », au détriment des tomates rondes et les grappes dont l’offre régionale baisse.
En avril, le contexte commercial est également favorable, en particulier pour les fêtes pascales. Le cours moyen d’avril est supérieur de près de 20 % à la moyenne quinquennale.
En février, la campagne 2017 démarre légèrement en avance, dans un contexte concurrentiel favorable, les prix des tomates espagnoles et marocaines concurrentes étant plus élevés qu’en 2016. La tomate d’origine France atteint alors rapidement un taux de présence en rayon en grandes surfaces de 100 % grâce à de nombreuses actions promotionnelles.
Tomate Grappe 2017



Bilan de la campagne 2016

(mise à jour au 1er janvier 2017)

Mauvaise campagne pour le hors-sol

La douceur des températures de l’hiver 2015/2016, la fraîcheur du printemps et le faible ensoleillement affectent le développement végétatif des tomates sous-serres chauffées, engendrant un retard de production d’une dizaine de jours. La tomate du Sud-Est se trouve par conséquent en concurrence avec les volumes de Bretagne, légèrement en avance, dès le mois d’avril. Parallèlement, la météo maussade sur l’ensemble de la France freine la demande alors même que la production nationale est supérieure à l’an passé (+ 4 %). Les achats de tomates accusent en effet un recul de 5 % de janvier à juin par rapport à 2015. La tomate subit une situation de crise conjoncturelle particulièrement aiguë du 24 mai au 14 juin, période pendant laquelle la production régionale est à son apogée pour les productions en hors-sol.
Le marché se rééquilibre fin juin avec le recul des apports bretons et repart à la hausse. Les cours sont même très soutenus en juillet et août, grâce au regain de consommation estivale et aux dégâts de la grêle sur les productions belges et hollandaises. Les prix sont aussi soutenus par le report de la production marocaine vers le marché russe, libérant d’autant le marché européen.
La campagne de production régionale se prolonge exceptionnellement jusqu’à la mi-novembre. Certains producteurs cherchent en effet à prolonger leurs productions dédiées au marché de frais afin de répondre à une demande toujours présente et tenter de compenser les pertes du printemps. Cette stratégie n’a pas le succès attendu, les cours d’octobre se révélant décevants, comme ceux de septembre.
Le bilan de la campagne est très hétérogène selon les types de production.
Pour les productions hors-sol, majoritaires dans la région, le bilan est très décevant, la crise subie pendant le pic de production n’est pas compensée. D’autant plus que les rendements sous-serres ont été affectés par la pression des aleurodes, exceptionnellement forte, alors que ce ravageur était habituellement maîtrisé.
A l’inverse, pour les productions de plein champ ou sous abris hauts (tunnels), les cours élevés de l’été ont procuré une meilleure campagne que les précédentes, assortie de rendements en hausse en tomates d’industrie et sous-serres froides.
Au cours de cette campagne, les cours des tomates dites anciennes, dont la consommation est plus régulière, confirment une meilleure résistance aux fluctuations de marché, de même que les ventes en circuits courts.
Les surfaces et la production régionales sont globalement quasi stables par rapport à 2015. La stabilité des surfaces en PACA contraste avec l’augmentation sensible du parc de serres en Bretagne et dans le Sud-Ouest depuis 5 ans.


Pour lire le bilan national de campagne