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Tomate

Tomate : Crise conjoncturelle nationale sur les variétés standards

(mise à jour au 1er septembre 2018)

En août, le contexte européen du marché de la tomate est encore compliqué : sortie de crise conjoncturelle le 1er août, la tomate cumule à nouveau 10 jours consécutifs de crise entre les 9 et 20 août. L’offre apparaît durant cette période largement supérieure à une demande estivale très dispersée.
Le Sud-Est résiste mieux et profite d’une demande locale largement dynamisée par les vacanciers. Les variétés « à goût » permettent aux exploitations provençales, majoritairement productrices de ces variétés, de maintenir des marges à des niveaux satisfaisants. A l’inverse, les tomates de cœur de marché (ronde, grappe, petits fruits) sont pénalisées par les cours très bas de l’Ouest de la France et de la Belgique.
La tendance s’améliore après le 20 août avec une diminution globale de l’offre européenne, conséquence des fortes températures de juillet qui bloquent la production des fruits. Le marché se stabilise ensuite avec un équilibre entre l’offre et la demande atteint en fin de mois.

La succession d’épisodes pluvieux est défavorable à la production. Depuis le mois de mai, l’humidité pose problème aux cultures. En effet, la campagne 2018 a connu de nombreux épisodes pluvieux générant une inédite pression de mildiou.
La surface régionale est estimée en hausse de 2 %. Une hausse résultant de la nouvelle dynamique de la filière industrie valorisant la production locale. La tomate industrie connaît une hausse des surfaces de l’ordre de 5 % et une quasi stabilité de la production par rapport à 2017.
La tomate destinée au marché de frais, connaît quant à elle une baisse de surface et de production respectivement de 2 et 4 % par rapport à 2017.

La tomate ré-entre en crise conjoncturelle le 20 juillet sur les segments de tomate ronde et grappe, après avoir déjà subi une longue crise conjoncturelle en juin (de 25 jours consécutifs).
Les tomates régionales résistent cependant mieux cette fois encore : le Sud-Est profite d’une demande locale plus soutenue. Ainsi, le prix des grappes connaît une baisse moins marquée qu’au niveau national, les variétés « à goût » et « couleurs » voient même leurs cours augmenter.
Les cours remontent fin juillet au niveau du seuil de crise, la météo caniculaire soutient en effet la consommation de tomates.

En juin, on assiste à un développement important de maladies fongiques notamment le mildiou, l’oïdium et le botrytis, suite aux intempéries de mai et début juin.
Sur les marchés, la tomate subit une longue crise conjoncturelle depuis la mi-mai en raison d’importants volumes produits et d’un manque de demande, freinée par la météo défavorable sur l’ensemble de la France. Les tomates régionales ont cependant mieux résisté : elles ont profité d’un marché local moins déprimé qu’au niveau national.
Différents facteurs permettent aux exploitants provençaux de tirer leur épingle du jeu. En produisant davantage de variétés anciennes, la différenciation par rapport à d’autres bassins porte ses fruits. Par ailleurs, la pluviométrie a retardé la production et a limité les rendements. Ainsi, les volumes n’ont pas été excédentaires, maintenant l’équilibre entre offre et demande.

En mai, la conjoncture pourtant favorable en début de mois, se retourne et se dégrade jusqu’à franchir le seuil de crise conjoncturelle le 25 mai.
Alors que pendant la 1re quinzaine, la demande est soutenue par une consommation dynamique et engendre des cours fermes, la demande s’efface ensuite face à une météo défavorable à la consommation. Progressivement, la pression de l’offre s’accentue sur les marchés, particulièrement dans l’Ouest de la France où les reports de stocks deviennent conséquents. Les cours s’écroulent alors dans ce bassin et la tomate entre en crise conjoncturelle le 25 mai. Les productions du bassin Sud-Est résistent mieux avec une production moindre que dans l’Ouest, plus qualitative, et une demande locale moins terne. La moyenne mensuelle en Bretagne en grappe est de 1,05 € contre 1,22 € pour la région. La crise conjoncturelle finit tout de même par affecter le marché régional en fin de mois : la baisse des cours se diffuse aux produits haut de gamme alors vendus à des prix très concurrentiels. La forte dégradation du marché exacerbe la concurrence entre les bassins de production.

En avril, les prix se dégradent sur l’ensemble des variétés jusqu’au milieu du mois. La météo est le facteur principal du déséquilibre entre offre et demande. Le temps frais et pluvieux sur la majeure partie du territoire freine la consommation jusqu’à la mi-avril, tandis que du coté de l’offre, les disponibilités en Bretagne sont supérieures à celles de 2017 à la même époque. Un élément favorable cependant : l’importation, discrète, ne concurrence pas la production nationale en dehors de la tomate cerise.
Le marché se rééquilibre enfin après le 15 avril grâce à une météo plus clémente. Les grandes enseignes mettent alors en place des actions promotionnelles qui contribuent à dynamiser la demande. Les stocks se résorbent au fur et à mesure et les cours remontent. La tomate sort de crise conjoncturelle le 20 Avril. Au total 11 jours de crise conjoncturelle sont annoncés par FAM au cours du mois d’avril.
Au niveau agronomique, la floraison est belle mais le potentiel de production est très hétérogène selon les exploitations. En effet, les nombreux aléas météorologiques du début d’année (gelées hivernales, manque d’ensoleillement, fraîcheur des températures printanières et pluviométrie) impactent différemment les exploitations.
En ce début de campagne, les volumes commercialisés sont inférieurs à ceux observés l’an passé à pareille époque. L’essentiel de la production issue de serres en hors sol chauffées, souffre de faibles rendements alors que les cultures sous tunnels froids sont en retard.
Pour mieux répondre aux attentes des consommateurs, la production régionale est de plus en plus marquée par une segmentation variétale. La production régionale de tomates rondes classiques se réduit, au profit de variétés côtelées et grappes. L’essor des variétés de tomates anciennes réduit les rendements mais permet une meilleure valorisation.

En mars, la campagne de tomate pour le marché de frais démarre avec une semaine de retard par rapport à 2017. Le commerce est lent, la consommation encore peu présente du fait de la météo fraîche, les cours s’orientent à la baisse.

Tomate grappe 2018

Bilan de campagne 2017

(mise à jour au 1er février 2018)

En 2017, la tomate régionale tire son épingle du jeu

Dans une conjoncture nationale décevante et un contexte de baisse des achats de tomate par les ménages, la production du Sud-Est a su tirer son épingle du jeu. A l’inverse de celui de la tomate bretonne, le cours moyen 2017 de la tomate régionale est supérieur à l’année précédente. La production régionale a pu s’appuyer sur son orientation croissante vers les variétés à « goût » côtelées et sur la nombreuse population touristique estivale.
La campagne 2017 de tomate dans le Sud Est se distingue de la conjoncture nationale par des prix supérieurs à l’année précédente en grappe (cœur de marché) et par un bon équilibre de l’offre avec la demande locale, en particulier au cours de la période estivale, lorsque la population augmente sensiblement. En effet, le cours moyen pondérée de la tomate grappe du Sud-Est atteint 1,27 €/Kg en 2017 pour 1,20 €/Kg en 2016, alors même qu’en Bretagne il baisse à 1,10 €/Kg en 2017 après 1,15 €/kg en 2016 (cours à l’expédition, de mars à fin septembre).
La campagne a débuté en mars dans le Sud-Est. La production de grappe a rapidement progressé en mars pour atteindre son apogée fin avril - début mai. Le début de campagne est porteur : sur cette période, les prix sont supérieur de 20 % à la moyenne quinquennale.
Ensuite, la demande régionale dynamisée par l’arrivée des vacanciers a permis de mieux résister à la baisse générale des prix constatée sur les autres bassins de production et particulièrement dans la principale, la Bretagne. De plus, le bassin provençal a ré-orienté sa production vers le segment des variétés dîtes anciennes, de type côtelées (Marmande), et de type Cœur de bœuf depuis plusieurs années. Ces productions plus qualitatives concernent non seulement les tunnels en production de plein sol, mais a progressé également en hors sol. Leur part de marché croissante a atténué les effets des deux périodes de crises conjoncturelles, début juillet et début août (13 jours de crise conjoncturelle en 2017).
En 2017, la production demeure stable dans le Sud-Est qui conserve et consolide sa place de deuxième bassin de production. Au plan national, la production est estimée en baisse de 9 %, sous l’effet de la chute de production de l’Ouest de la France (-22 %), premier bassin producteur en France.
Tomate Grappe 2017

Lien vers le bilan national de campagne