Contenu

Tomate

Tomate : au seuil de la crise en fin de mois, par manque de consommation
(mise à jour au 1er avril 2018)

La campagne de commercialisation 2018 de la tomate du Sud-Est a commencé début mars.
La première partie du mois se caractérise par un marché à l’équilibre : les cours se maintiennent grâce aux nombreuses actions promotionnelles mises en place par les grandes enseignes.
Les cours baissent ensuite régulièrement et s’écroulent en fin de mois du fait de la météo défavorable à la consommation. Pourtant, l’offre nationale est relativement faible, les imports limités, et le taux de présence des tomates françaises au détail est satisfaisant.
La production de l’Ouest de la France est particulièrement concernée par les méventes. Celle de PACA résiste un peu mieux, grâce à un positionnement sur des segments plus qualitatifs (tomates dites à goût).
png - 40.2 ko


Bilan de campagne 2017

(mise à jour au 1er février 2018)

En 2017, la tomate régionale tire son épingle du jeu

Dans une conjoncture nationale décevante et un contexte de baisse des achats de tomate par les ménages, la production du Sud-Est a su tirer son épingle du jeu. A l’inverse de celui de la tomate bretonne, le cours moyen 2017 de la tomate régionale est supérieur à l’année précédente. La production régionale a pu s’appuyer sur son orientation croissante vers les variétés à « goût » côtelées et sur la nombreuse population touristique estivale.
La campagne 2017 de tomate dans le Sud Est se distingue de la conjoncture nationale par des prix supérieurs à l’année précédente en grappe (cœur de marché) et par un bon équilibre de l’offre avec la demande locale, en particulier au cours de la période estivale, lorsque la population augmente sensiblement. En effet, le cours moyen pondérée de la tomate grappe du Sud-Est atteint 1,27 €/Kg en 2017 pour 1,20 €/Kg en 2016, alors même qu’en Bretagne il baisse à 1,10 €/Kg en 2017 après 1,15 €/kg en 2016 (cours à l’expédition, de mars à fin septembre).
La campagne a débuté en mars dans le Sud-Est. La production de grappe a rapidement progressé en mars pour atteindre son apogée fin avril - début mai. Le début de campagne est porteur : sur cette période, les prix sont supérieur de 20 % à la moyenne quinquennale.
Ensuite, la demande régionale dynamisée par l’arrivée des vacanciers a permis de mieux résister à la baisse générale des prix constatée sur les autres bassins de production et particulièrement dans la principale, la Bretagne. De plus, le bassin provençal a ré-orienté sa production vers le segment des variétés dîtes anciennes, de type côtelées (Marmande), et de type Cœur de bœuf depuis plusieurs années. Ces productions plus qualitatives concernent non seulement les tunnels en production de plein sol, mais a progressé également en hors sol. Leur part de marché croissante a atténué les effets des deux périodes de crises conjoncturelles, début juillet et début août (13 jours de crise conjoncturelle en 2017).
En 2017, la production demeure stable dans le Sud-Est qui conserve et consolide sa place de deuxième bassin de production. Au plan national, la production est estimée en baisse de 9 %, sous l’effet de la chute de production de l’Ouest de la France (-22 %), premier bassin producteur en France.
Tomate Grappe 2017



Bilan de la campagne 2016

(mise à jour au 1er janvier 2017)

Mauvaise campagne pour le hors-sol

La douceur des températures de l’hiver 2015/2016, la fraîcheur du printemps et le faible ensoleillement affectent le développement végétatif des tomates sous-serres chauffées, engendrant un retard de production d’une dizaine de jours. La tomate du Sud-Est se trouve par conséquent en concurrence avec les volumes de Bretagne, légèrement en avance, dès le mois d’avril. Parallèlement, la météo maussade sur l’ensemble de la France freine la demande alors même que la production nationale est supérieure à l’an passé (+ 4 %). Les achats de tomates accusent en effet un recul de 5 % de janvier à juin par rapport à 2015. La tomate subit une situation de crise conjoncturelle particulièrement aiguë du 24 mai au 14 juin, période pendant laquelle la production régionale est à son apogée pour les productions en hors-sol.
Le marché se rééquilibre fin juin avec le recul des apports bretons et repart à la hausse. Les cours sont même très soutenus en juillet et août, grâce au regain de consommation estivale et aux dégâts de la grêle sur les productions belges et hollandaises. Les prix sont aussi soutenus par le report de la production marocaine vers le marché russe, libérant d’autant le marché européen.
La campagne de production régionale se prolonge exceptionnellement jusqu’à la mi-novembre. Certains producteurs cherchent en effet à prolonger leurs productions dédiées au marché de frais afin de répondre à une demande toujours présente et tenter de compenser les pertes du printemps. Cette stratégie n’a pas le succès attendu, les cours d’octobre se révélant décevants, comme ceux de septembre.
Le bilan de la campagne est très hétérogène selon les types de production.
Pour les productions hors-sol, majoritaires dans la région, le bilan est très décevant, la crise subie pendant le pic de production n’est pas compensée. D’autant plus que les rendements sous-serres ont été affectés par la pression des aleurodes, exceptionnellement forte, alors que ce ravageur était habituellement maîtrisé.
A l’inverse, pour les productions de plein champ ou sous abris hauts (tunnels), les cours élevés de l’été ont procuré une meilleure campagne que les précédentes, assortie de rendements en hausse en tomates d’industrie et sous-serres froides.
Au cours de cette campagne, les cours des tomates dites anciennes, dont la consommation est plus régulière, confirment une meilleure résistance aux fluctuations de marché, de même que les ventes en circuits courts.
Les surfaces et la production régionales sont globalement quasi stables par rapport à 2015. La stabilité des surfaces en PACA contraste avec l’augmentation sensible du parc de serres en Bretagne et dans le Sud-Ouest depuis 5 ans.


Pour lire le bilan national de campagne