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Tomate

Tomate : Manque de consommation et crise conjoncturelle en fin de mois
(mise à jour au 1er juin 2018)


En mai, la conjoncture pourtant favorable en début de mois, se retourne et se dégrade jusqu’à franchir le seuil de crise conjoncturelle le 25 mai.
Alors que pendant la 1ère quinzaine, la demande est soutenue par une consommation dynamique et engendre des cours fermes, la demande s’efface ensuite face à une météo défavorable à la consommation. Progressivement, la pression de l’offre s’accentue sur les marchés, particulièrement dans l’Ouest de la France où les reports de stocks deviennent conséquents. Les cours s’écroulent alors dans ce bassin et la tomate entre en crise conjoncturelle le 25 mai. Les productions du bassin Sud-Est résistent mieux avec une production moindre que dans l’Ouest, plus qualitative, et une demande locale moins terne. La moyenne mensuelle en Bretagne en grappe est de 1,05 € contre 1,22 € pour la région. La crise conjoncturelle finit tout de même par affecter le marché régional en fin de mois : la baisse des cours se diffuse aux produits haut de gamme alors vendus à des prix très concurrentiels. La forte dégradation du marché exacerbe la concurrence entre les bassins de production.
En avril, les prix se dégradent sur l’ensemble des variétés jusqu’au milieu du mois. La météo est le facteur principal du déséquilibre entre offre et demande. Le temps frais et pluvieux sur la majeure partie du territoire freine la consommation jusqu’à la mi-avril, tandis que du coté de l’offre, les disponibilités en Bretagne sont supérieures à celles de 2017 à la même époque. Un élément favorable cependant : l’importation, discrète, ne concurrence pas la production nationale en dehors de la tomate cerise.
Le marché se rééquilibre enfin après le 15 avril grâce à une météo plus clémente. Les grandes enseignes mettent alors en place des actions promotionnelles qui contribuent à dynamiser la demande. Les stocks se résorbent au fur et à mesure et les cours remontent. La tomate sort de crise conjoncturelle le 20 Avril. Au total 11 jours de crise conjoncturelle sont annoncés par FAM au cours du mois d’avril.
Au niveau agronomique, la floraison est belle mais le potentiel de production est très hétérogène selon les exploitations. En effet, les nombreux aléas météorologiques du début d’année (gelées hivernales, manque d’ensoleillement, fraîcheur des températures printanières et pluviométrie) impactent différemment les exploitations.
En ce début de campagne, les volumes commercialisés sont inférieurs à ceux observés l’an passé à pareille époque. L’essentiel de la production issue de serres en hors sol chauffées, souffre de faibles rendements alors que les cultures sous tunnels froids sont en retard.
Pour mieux répondre aux attentes des consommateurs, la production régionale est de plus en plus marquée par une segmentation variétale. La production régionale de tomates rondes classiques se réduit, au profit de variétés côtelées et grappes. L’essor des variétés de tomates anciennes réduit les rendements mais permet une meilleure valorisation.
En mars, la campagne de tomate pour le marché de frais démarre avec une semaine de retard par rapport à 2017. Le commerce est lent, la consommation encore peu présente du fait de la météo fraîche, les cours s’orientent à la baisse.
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Bilan de campagne 2017

(mise à jour au 1er février 2018)

En 2017, la tomate régionale tire son épingle du jeu

Dans une conjoncture nationale décevante et un contexte de baisse des achats de tomate par les ménages, la production du Sud-Est a su tirer son épingle du jeu. A l’inverse de celui de la tomate bretonne, le cours moyen 2017 de la tomate régionale est supérieur à l’année précédente. La production régionale a pu s’appuyer sur son orientation croissante vers les variétés à « goût » côtelées et sur la nombreuse population touristique estivale.
La campagne 2017 de tomate dans le Sud Est se distingue de la conjoncture nationale par des prix supérieurs à l’année précédente en grappe (cœur de marché) et par un bon équilibre de l’offre avec la demande locale, en particulier au cours de la période estivale, lorsque la population augmente sensiblement. En effet, le cours moyen pondérée de la tomate grappe du Sud-Est atteint 1,27 €/Kg en 2017 pour 1,20 €/Kg en 2016, alors même qu’en Bretagne il baisse à 1,10 €/Kg en 2017 après 1,15 €/kg en 2016 (cours à l’expédition, de mars à fin septembre).
La campagne a débuté en mars dans le Sud-Est. La production de grappe a rapidement progressé en mars pour atteindre son apogée fin avril - début mai. Le début de campagne est porteur : sur cette période, les prix sont supérieur de 20 % à la moyenne quinquennale.
Ensuite, la demande régionale dynamisée par l’arrivée des vacanciers a permis de mieux résister à la baisse générale des prix constatée sur les autres bassins de production et particulièrement dans la principale, la Bretagne. De plus, le bassin provençal a ré-orienté sa production vers le segment des variétés dîtes anciennes, de type côtelées (Marmande), et de type Cœur de bœuf depuis plusieurs années. Ces productions plus qualitatives concernent non seulement les tunnels en production de plein sol, mais a progressé également en hors sol. Leur part de marché croissante a atténué les effets des deux périodes de crises conjoncturelles, début juillet et début août (13 jours de crise conjoncturelle en 2017).
En 2017, la production demeure stable dans le Sud-Est qui conserve et consolide sa place de deuxième bassin de production. Au plan national, la production est estimée en baisse de 9 %, sous l’effet de la chute de production de l’Ouest de la France (-22 %), premier bassin producteur en France.
Tomate Grappe 2017

Pour lire le bilan national de campagne