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Tomate - année 2019

Tomate : Crise conjoncturelle avec des cours exceptionnellement bas en variétés anciennes

(mise à jour au 1er juin 2019)

En mai, la conjoncture nationale de la tomate se dégrade fortement. La tomate entre le 7 mai dans une longue crise conjoncturelle qui se prolonge tout le mois. En effet, l’arrivée en production en avance des unités sous serres chauffées de l’ensemble des bassins se heurte à une météo fraîche défavorable à la consommation.

La crise frappe très vite toutes les régions, y compris le Sud-Est, et affecte même les variétés anciennes dont les cours chutent aux niveaux les plus bas jamais constatés sur cette gamme. La distribution dans son ensemble se mobilise pour mettre en place des actions promotionnelles. L’État soutient une campagne de communication grand public pour relancer la consommation. Les stocks se développent néanmoins et des destructions ou des retraits sont inévitables. Il faut attendre la toute dernière semaine du mois, avec un week-end de l’Ascension enfin ensoleillé et doux sur les zones de consommation, pour observer enfin une accélération des flux de ventes.

Les cours de ce mois sont inférieurs de 23 % à la référence quinquennale en grappe et de 52 % en allongée cœur.

En avril, le marché est difficile. La demande n’absorbe pas le développement régulier de l’offre nationale. L’entrée de gamme qu’est devenue la tomate grappe résiste à cette conjoncture défavorable grâce à de nombreuses actions promotionnelles et mises en avant : les prix parviennent à rester proches de la moyenne quinquennale.

Le contexte est plus rude sur les variétés dites anciennes avec des reports de stocks récurrents sur l’ensemble de la gamme des tomates allongées et côtelées de couleur. Cette gamme variétale se dégrade plus vite à la conservation que la tomate grappe ou ronde. Les conséquences s’expriment très nettement sur les prix, seul levier potentiel pour vendre ces productions en surplus sur les exploitations à partir du milieu du mois. Les cours sont ainsi inférieurs de 38 % à la moyenne quinquennale pour l’emblématique cœur de bœuf.

En mars, la campagne est toujours en avance sur la précédente. A partir du milieu du mois, tous les bassins sont en production et l’offre nationale progresse, mais la demande, elle, ne se développe pas. Les prix au détail élevés et la météo fraîche sur l’ensemble du territoire freinent la consommation.
Les cours sur l’ensemble de la gamme baissent graduellement malgré une concurrence internationale discrète.
Les variétés anciennes, quant à elles, peinent avec des cours inférieurs à la moyenne triennale de 5 %. La progression sensible des surfaces de ces variétés est maintenant visible avec des volumes importants disponibles. Ainsi, malgré une demande régionale parfois salvatrice, les reports de stocks sur ces produits sont notables en fin de mois.

La campagne démarre dans la dernière semaine de février, avec une semaine d’avance pour la grappe et une quinzaine de jours pour les variétés "anciennes". Le beau temps favorise la demande, malgré des prix élevés à tous les stades de la distribution. L’ensemble de la gamme est déjà présente dans les rayons et souligne une adéquation offre-demande particulièrement réussie.

Tomate grappe 2019




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