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Tomate

Bilan de la campagne 2016

(mise à jour au 1er janvier 2017)

Mauvaise campagne pour le hors-sol

La douceur des températures de l’hiver 2015/2016, la fraîcheur du printemps et le faible ensoleillement affectent le développement végétatif des tomates sous-serres chauffées, engendrant un retard de production d’une dizaine de jours. La tomate du Sud-Est se trouve par conséquent en concurrence avec les volumes de Bretagne, légèrement en avance, dès le mois d’avril. Parallèlement, la météo maussade sur l’ensemble de la France freine la demande alors même que la production nationale est supérieure à l’an passé (+ 4 %). Les achats de tomates accusent en effet un recul de 5 % de janvier à juin par rapport à 2015. La tomate subit une situation de crise conjoncturelle particulièrement aiguë du 24 mai au 14 juin, période pendant laquelle la production régionale est à son apogée pour les productions en hors-sol.
Le marché se rééquilibre fin juin avec le recul des apports bretons et repart à la hausse. Les cours sont même très soutenus en juillet et août, grâce au regain de consommation estivale et aux dégâts de la grêle sur les productions belges et hollandaises. Les prix sont aussi soutenus par le report de la production marocaine vers le marché russe, libérant d’autant le marché européen.
La campagne de production régionale se prolonge exceptionnellement jusqu’à la mi-novembre. Certains producteurs cherchent en effet à prolonger leurs productions dédiées au marché de frais afin de répondre à une demande toujours présente et tenter de compenser les pertes du printemps. Cette stratégie n’a pas le succès attendu, les cours d’octobre se révélant décevants, comme ceux de septembre.
Le bilan de la campagne est très hétérogène selon les types de production.
Pour les productions hors-sol, majoritaires dans la région, le bilan est très décevant, la crise subie pendant le pic de production n’est pas compensée. D’autant plus que les rendements sous-serres ont été affectés par la pression des aleurodes, exceptionnellement forte, alors que ce ravageur était habituellement maîtrisé.
A l’inverse, pour les productions de plein champ ou sous abris hauts (tunnels), les cours élevés de l’été ont procuré une meilleure campagne que les précédentes, assortie de rendements en hausse en tomates d’industrie et sous-serres froides.
Au cours de cette campagne, les cours des tomates dites anciennes, dont la consommation est plus régulière, confirment une meilleure résistance aux fluctuations de marché, de même que les ventes en circuits courts.
Les surfaces et la production régionales sont globalement quasi stables par rapport à 2015. La stabilité des surfaces en PACA contraste avec l’augmentation sensible du parc de serres en Bretagne et dans le Sud-Ouest depuis 5 ans.


Pour lire le bilan national de campagne