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Truffe

Truffe noire de Provence

Bilan de la campagne 2017-2018 de la truffe d’hiver : la production la plus basse depuis 20 ans dans le Sud-Est

(mise à jour : 1er juillet 2018)

Cette campagne 2017-2018 de la truffe d’hiver est marquée par une offre très inférieure à la demande sur pratiquement toute la saison. Cette campagne se révèle particulièrement préoccupante en termes de quantité pour le Sud-Est, conséquence de la sécheresse très importante de l’été 2017. La chute de production n’est pas compensée par les autres bassins, malgré la relative hausse de production du Sud-Ouest de la France. La production française est par conséquent également très basse.

La production française la plus basse de ces dix dernières années
Avec une production estimée à 5 540 kg pour l’ensemble des marchés, l’offre de cette campagne est la plus basse de ces dix dernières années. A titre de comparaison la campagne précédente, considérée elle aussi comme défavorable, totalisait 7 370 kg.
Cette chute de production est la conséquence d’une sécheresse estivale très marquée et persistante : les truffières irriguées ont été affectées de manière significative, et les truffières sauvages privées de toute récolte.

Le Sud-Ouest devant le Sud-Est
Pour la première fois depuis très longtemps, les marchés du Sud-Ouest ont largement dépassé les marchés du Sud-Est en quantité ; soit respectivement 3 230 kg pour le Sud-Ouest contre 2 310 kg pour le Sud-Est qui connaît son plus petit tonnage des vingt dernières années.

Faible concurrence espagnole
La pression de l’offre espagnole est restée contenue toute la saison, sans doute elle aussi handicapée par les conditions climatiques de sécheresse estivale sur les régions de production.

Une fin de campagne précoce
La campagne se termine de façon très précoce dans le Sud-Est puisque les derniers marchés ont lieu fin février, semaine 10. Dans le Sud-Ouest, la campagne se prolonge jusqu’en semaine 13.


Bilan de campagne 2016-2017

(mise à jour 1er avril 2017)

La plus faible récolte depuis dix ans

La sécheresse de l’été 2016 a considérablement réduit les rendements, et ce même dans les truffières irriguées. La faiblesse de l’offre est en outre aggravée dans les premiers jours de janvier par une longue série de gels qui altère la qualité des truffes jusqu’à la fin de la campagne. De l’amont à l’aval des circuits, les opérateurs considèrent que cette campagne figure parmi les plus mauvaises de la décennie du fait à la fois du manque d’offre et des écarts de qualité qui ont réduit la valorisation du produit.
La campagne a démarré mi-novembre de manière timorée. En novembre, l’offre limitée soutient des prix élevés pour la période (280 €/kg en moyenne). Après deux semaines de marchés, les prix flambent début décembre jusqu’à atteindre 800 €/kg avant Noël. Cette dernière hausse entraîne alors un blocage des ventes des truffes du Sud-Est et favorise les achats de truffes espagnoles, très concurrentielles. Un effondrement des prix s’observe ensuite la dernière semaine de l’année en raison d’une demande quasi-absente. Les cours repartent à la hausse mi-janvier du fait du manque d’offre. En effet, des intempéries mi-janvier en Espagne ont ralenti l’import de truffes concurrentes et les truffes italiennes sont absentes du marché à cause de fortes précipitations. En France, les gels répétés de janvier affectent la qualité des truffes, un important tri des lots devient alors nécessaire. Les cours restent ensuite au-dessus de 500 €/kg jusqu’à la fin de campagne pour les truffes de belle qualité tandis que les lots dont la qualité est altérée perdent de l’ordre de 50 % de leur valorisation. La saison se termine fin février de manière prématurée, écourtée de deux à trois semaines selon les terroirs.

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