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Truffe

Truffe noire de Provence

Bilan de campagne

(mise à jour 1er avril 2017)

La plus faible récolte depuis dix ans

La sécheresse de l’été 2016 a considérablement réduit les rendements, et ce même dans les truffières irriguées. La faiblesse de l’offre est en outre aggravée dans les premiers jours de janvier par une longue série de gels qui altère la qualité des truffes jusqu’à la fin de la campagne. De l’amont à l’aval des circuits, les opérateurs considèrent que cette campagne figure parmi les plus mauvaises de la décennie du fait à la fois du manque d’offre et des écarts de qualité qui ont réduit la valorisation du produit.
La campagne a démarré mi-novembre de manière timorée. En novembre, l’offre limitée soutient des prix élevés pour la période (280 €/kg en moyenne). Après deux semaines de marchés, les prix flambent début décembre jusqu’à atteindre 800 €/kg avant Noël. Cette dernière hausse entraîne alors un blocage des ventes des truffes du Sud-Est et favorise les achats de truffes espagnoles, très concurrentielles. Un effondrement des prix s’observe ensuite la dernière semaine de l’année en raison d’une demande quasi-absente. Les cours repartent à la hausse mi-janvier du fait du manque d’offre. En effet, des intempéries mi-janvier en Espagne ont ralenti l’import de truffes concurrentes et les truffes italiennes sont absentes du marché à cause de fortes précipitations. En France, les gels répétés de janvier affectent la qualité des truffes, un important tri des lots devient alors nécessaire. Les cours restent ensuite au-dessus de 500 €/kg jusqu’à la fin de campagne pour les truffes de belle qualité tandis que les lots dont la qualité est altérée perdent de l’ordre de 50 % de leur valorisation. La saison se termine fin février de manière prématurée, écourtée de deux à trois semaines selon les terroirs.


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