Contenu

Viticulture

Production viticole

Des vendanges précoces

(mise à jour au 1er octobre 2017)


BOUCHES DU RHÔNE
Les vendanges sont précoces avec 10 jours d’avance comparé à 2016. Le déficit hydrique est particulièrement prononcé en 2017 et affecte le potentiel de production. La production de vins AOP est estimée en baisse– de 5 % et la production en IGP en baisse de -8 %.
La sécheresse et le mistral ont préservé des attaques fongiques. L’état sanitaire ne présente pas de difficulté particulières.
VAR
Les vendanges ont débuté avec 8 jours d’avance par rapport à2016. Après les épisodes de gel de fin avril, la sécheresse et la canicule ont accéléré la véraison des grains et diminué de 12 % l’ensemble du potentiel de production, dont -8 % en AOP et -26 % en IGP.
Ces faibles quantités s’accompagnent en revanche d’une bonne qualité de baies, de plus faibles calibres et plus concentrées en sucre.
VAUCLUSE
Le Vaucluse est le plus impacté par la sécheresse et le gel de printemps. Ainsi, la production en AOP est en baisse de 20 %, celle en IGP de 19 %. L’ensemble du potentiel vauclusien (Vins Sans Indication inclus) est en recul de 22%.
Le phénomène marquant est l’accentuation significative de la chaleur et de la sécheresse d’été. Depuis le début de la saison estivale, plusieurs vagues de chaleur se sont produites dont une vague tardive du 26 au 29 août. Ces épisodes ont contribué à faire de l’été 2017 le 2e été le plus chaud après 2003, depuis 1900. La température moyenne du Sud-Est en août est supérieure de 1,3°C à la normale. Les précipitations atteignent seulement 10 mm soit 30 % de la normale. A cela, s’ajoutent de nombreux jours de mistral qui accentuent le phénomène de sécheresse.
Des coulures sur Grenache sont signalées dans le département.
Estimation production viticole 2017



Bilan de la campagne 2016

(mise à jour au 1er janvier 2017)

Millésime régional 2016 exceptionnel

Avec près de 4,3 millions d’hectolitres, la production régionale 2016 est estimée en hausse de 2 % par rapport à la campagne précédente et de 6 % supérieure à la moyenne quinquennale. Le millésime 2016 est d’ores et déjà mis en avant pour sa qualité exceptionnelle du raisin.
Le Vaucluse reste toujours le 1er département viticole de la région en surface et en production avec 46 000 ha pour 2,1 millions d’hl. La production est en baisse dans les Bouches-du-Rhône (-4,6 %) mais en nette augmentation dans le Var et le Vaucluse avec respectivement +5 % et +2 %.
La douceur de l’hiver et la fraîcheur du printemps ont affecté le développement végétatif des vignes : retard de floraison et baies de petites tailles notamment. En outre, les quelques gelées, observées fin mars et fin avril, ont occasionné des pertes localisées, mais peu représentatives au niveau régional.
A l’approche de l’été, les conditions météorologiques se sont améliorées : la hausse des températures et la présence du vent ont contribué au maintien de bonnes conditions sanitaires dans les vignobles. Le déficit hydrique et la sécheresse ont engendré quelques pertes notamment sur les cépages en Syrah. Toutefois, l’irrigation dans certains secteurs et les différentes précipitations des mois de septembre et d’octobre ont permis de limiter ces pertes. Certains cépages comme le Grenache ont néanmoins démontré une bonne résistance au stress hydrique.
La météo n’est pas la seule responsable des pertes de production. Cette année, le gibier (sangliers) a aussi occasionné des pertes localement importantes, pouvant atteindre jusqu’à 25 % des adhérents selon certaines caves viticoles.