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Production viticole

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Conjoncture des Estimations de production de vins – Récolte 2018

(mise à jour au 1er juillet 2018)

Dans les Bouches-du-Rhône, la campagne viticole a démarré avec un léger retard végétatif par rapport à la campagne précoce de 2017. Ce retard tend à se réduire en raison de la hausse des températures de ces dernières semaines. La floraison, perturbée par les pluies printanières, a toutefois été rapide. Des phénomènes de coulure sont observés notamment sur grenache mais restent hétérogènes. Une belle sortie de grappe est observée, laissant présager un bon potentiel de récolte.
Cependant, malgré une bonne maîtrise, l’état sanitaire préoccupe les producteurs. En effet, en raison des pluies régulières et abondantes, couplées à l’absence de vent et de faible ensoleillement en début de campagne, un fort taux d’humidité était présent dans les vignes. Le cumul de ces facteurs a entraîné une forte pression de mildiou, observé sur feuilles et parfois sur grappes. Des pertes pourraient avoir lieu mais difficilement quantifiables à ce stade.
La production 2018 est estimée supérieure à l’an dernier (petite récolte) mais les premières estimations de rendements pourraient être revues à la baisse. Actuellement, la production départementale est estimée en hausse 7 % par rapport à l’an passé. Avec des surfaces quasi stables, les vins d’appellations tirent la production du département vers le haut. L’évolution des volumes en Aop et Igp atteint plus 8 % par rapport à 2017.

Dans le Var, la campagne viticole, annoncée avec plusieurs semaines de retard fin juin par rapport à 2017, semble avoir comblé une partie de ce décalage, grâce à la hausse des températures.
La floraison, perturbée par les pluies régulières et abondantes, est hétérogène. Des phénomènes de coulures sont observés notamment en grenache. La sortie de grappes est belle mais semble davantage hétérogène en Syrah.
Le cumul de facteurs météorologies, précipitations importantes, absence de vent et faible ensoleillement, impacte l’état sanitaire. En effet, une forte pression de mildiou est observée sur feuilles et grappes dans les vignes. Certains producteurs estiment leurs pertes aux alentours de 10% du potentiel agronomique de cette année. Des pertes qui seront davantage élevées dans certaines communes du département (Saint-Cyr, La Seyne, La Crau, Cabasse, Flassans, Besse, Carnoules, Puget-ville, Pierrefeu, Solliès-Pont, Pourrières et Draguignan) impactées par un épisode important de grêle le 24 juin. Ces dégâts de grêle concernent près de 900 ha de vignes en production. Les pertes sont en cours d’estimations auprès de la DDTM, de la Chambre d’Agriculture du Var et de France Agrimer. En raison des incidents climatiques de fin juin, les volumes devraient être revus à la baisse le mois prochain.
A ce stade de la campagne, la production départementale est estimée en hausse de 10% environ. La forte hausse des volumes en Igp (+30%) permet de combler une partie du déficit engendré lors de la vendange 2017.

Dans le Vaucluse, la campagne viticole semble aussi précoce que celle de 2017 en raison de la météo de ces dernières semaines.
Comme dans l’ensemble de la région, la floraison a été quelque peu perturbée par les précipitations régulières et abondantes. De la coulure sur grenache est observée et les pertes liées à celle-ci s’élève à environ 10% du potentiel agronomique.
La sortie de grappes est belle mais semble plus hétérogène en Syrah.
Les conditions climatiques du printemps (pluies importantes, absence de vent et faible ensoleillement) impactent l’état sanitaire. Par conséquent, de l’oïdium, du black rot et du mildiou ont été observés. Si dans l’ensemble, l’état sanitaire est maîtrisé, des pertes liées à la forte pression de mildiou sont attendues.
Le secteur de Luberon a connu un épisode de grêle. Plus de 200 ha de vignes en production ont été impactées mais les pertes ne sont pas encore déterminées.
Malgré des prévisions optimistes par rapport à l’an dernier, ces dernières sont inférieures à la moyenne quinquennale. A ce stade de la campagne, la production est estimée en hausse de 15 % par rapport à la faible récolte 2017.

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Bilan de la campagne 2017

(mise à jour au 1er avril 2018)

Une production affectée par le gel de printemps et la sécheresse mais des prix toujours à la hausse
Une petite récolte
En 2017, la récolte viticole de la région Provence-Alpes Côte d’Azur s’établit à 3,6 millions d’hectolitre (hl), inférieure de 14 % à la moyenne quinquennale. Le gel de printemps ainsi que la sécheresse ont pesé sur la production.
Plusieurs vignobles ont été touchés en Provence par le gel de fin avril alors que la vigne avait déjà atteint un stade de maturité avancé. Les faibles rendements sont aussi la conséquence du déficit hydrique qui a impacté le vignoble durant cinq à six mois consécutifs. En 2017, le poids des grappe sur cépage Grenache a été l’un des plus faibles observé.
Dans les Bouches-du-Rhône, la récolte totale recule de 9 %. Les vendanges sont précoces : elles ont débuté avec 10 jours d’avance par rapport à 2016. La baisse de la production de vins AOP est estimée à 7 % comparée à 2016. Le pourtour de l’Étang-de-Berre a souffert de la coulure sur grenache (chute des fleurs ou des baies).
Dans le Var, les vendanges ont débuté avec 5 jours d’avance par rapport à 2016. La production est estimée en baisse de 14 %. La sécheresse et la canicule ont accéléré la véraison des grains et favorisé les petites baies. La production des AOP est en baisse de -9 %.
Le département du Vaucluse est le département le plus impacté par la sécheresse et par le gel sévère de printemps (avril). La production est estimée en baisse de -22 %. La production en AOP est en baisse de 16 %.
Le millésime 2017 est dans la ligne des millésimes qualitatifs. Les baies petites présentent un potentiel colorant important.

Un marché toujours dynamique
Sur les six premiers mois de campagne 2017-2018 (août 2017 à janvier 2018), les volumes commercialisés de vins en vrac IGP et sans IG poursuivent leur tendance haussière et leur prix enregistre une progression de 13 %. Ce dynamisme sur les premiers mois de campagne découle du déstockage des vins antérieurs à la nouvelle campagne 2017-2018.
Le prix des vins d’appellation est bien orienté en Côtes-du-Rhône régional (+9 %) soit 178 €/hl.
Le millésime 2017 des vins de Provence, commercialisé très tôt en ce début de campagne (l’essentiel du marché en termes de volumes a été fait), présente une très belle qualité.
En Côtes-de-Provence rosé, au même titre que pour les AOP Coteaux d’Aix-en-Provence et Coteaux Varois en Provence, les prix sont particulièrement fermes (+20 %).

Un franc succès à l’export
Les cours sont soutenus par le succès à l’international des rosés notamment vers les États-Unis où 3,5 % des vins rosés consommés sont d’origine Provence. Une bouteille de rosé sur 10 vendue dans le monde est une Côtes-de-Provence et plus du quart de la production de vin de Provence rosé est exportée (26 %).
En 2017, les exportations de vins de PACA ont progressé en valeur de 21 % par rapport à 2016 (+17 % entre 2016/2015) et de 80 % en valeur depuis 2013. Elles s’établissent à 600 millions d’euros. Les volumes exportés pour les trois AOC Rosé de Provence (Côtes-de-Provence, Coteaux d’Aix-en-Provence et Coteaux Varois) ont été multipliés par 4,5 en 15 ans et leur prix par 2,5 en 10 ans.

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Bilan de la campagne 2016

(mise à jour au 1er janvier 2017)

Millésime régional 2016 exceptionnel
Avec près de 4,3 millions d’hectolitres, la production régionale 2016 est estimée en hausse de 2 % par rapport à la campagne précédente et de 6 % supérieure à la moyenne quinquennale. Le millésime 2016 est d’ores et déjà mis en avant pour sa qualité exceptionnelle du raisin.
Le Vaucluse reste toujours le 1er département viticole de la région en surface et en production avec 46 000 ha pour 2,1 millions d’hl. La production est en baisse dans les Bouches-du-Rhône (-4,6 %) mais en nette augmentation dans le Var et le Vaucluse avec respectivement +5 % et +2 %.
La douceur de l’hiver et la fraîcheur du printemps ont affecté le développement végétatif des vignes : retard de floraison et baies de petites tailles notamment. En outre, les quelques gelées, observées fin mars et fin avril, ont occasionné des pertes localisées, mais peu représentatives au niveau régional.
A l’approche de l’été, les conditions météorologiques se sont améliorées : la hausse des températures et la présence du vent ont contribué au maintien de bonnes conditions sanitaires dans les vignobles. Le déficit hydrique et la sécheresse ont engendré quelques pertes notamment sur les cépages en Syrah. Toutefois, l’irrigation dans certains secteurs et les différentes précipitations des mois de septembre et d’octobre ont permis de limiter ces pertes. Certains cépages comme le Grenache ont néanmoins démontré une bonne résistance au stress hydrique.
La météo n’est pas la seule responsable des pertes de production. Cette année, le gibier (sangliers) a aussi occasionné des pertes localement importantes, pouvant atteindre jusqu’à 25 % des adhérents selon certaines caves viticoles.