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Grandes cultures 2020

Grandes cultures : Bilan 2020

(mise à jour au 1er novembre 2020)

Nouveau recul du blé dur et aléas climatiques

En 2020, la production régionale de céréales est estimée en repli de 7 %, sous l’effet d’une chute de production de blé dur de 23 %. La surface cultivée en céréale recule de 6 %, tirée vers le bas par la chute de la sole de blé dur (-25 %).
La campagne 2020 est aussi marquée par des dates de semis encore plus étalées qu’en 2019. Les pluies automnales excessives ont fortement retardé les semis avec les derniers semis en février en Camargue et en vallée du Rhône.

Avec 250 000 tonnes de céréales produites, la production de la campagne 2019/2020 de céréales recule de 7 % et se situe 23 % en deçà de sa moyenne quinquennale. Seulement 60 500 ha sont cultivés en céréales au cours de la campagne 2019/2020.

La campagne 2019/2020 de grandes cultures subit de nombreux aléas climatiques. Dès l’automne 2019, les pluies incessantes et abondantes perturbent fortement les semis d’automne. De nombreux emblavements sont repoussés au printemps en semi tardif. Puis s’ensuit une période de sécheresse de février à mi-avril ne permettant pas une bonne efficacité de l’azote dans les sols. A partir du mois d’avril, le retour d’une météo bien plus clémente permet alors un bon remplissage des grains. Cependant, l’excès d’humidité provoque de la septoriose (maladie fongique), de la verse et des maladies de l’épi.

La campagne est marquée par un nouveau recul de la production de blé dur : elle chute de près de 23 % par rapport à l’an passé. Si le rendement moyen régional et la qualité sont satisfaisants, la surface cultivée en blé dur subit une nouvelle chute importante (- 25%) . Avec seulement 15 800 ha en 2020, la surface régionale de blé dur perd 5 300 ha en un an et atteint un niveau historiquement bas : elle représente moins de la moitié de sa moyenne quinquennale. Cette chute résulte de facteurs à la fois conjoncturels et structurels. D’une part, les conditions de semis de l’automne 2019 et du printemps 2020 ont gêné l’implantation de blé dur, les exploitants ont alors préféré implanter des orges ou d’autres céréales, plus adaptées à la météo de l’année. D’autre part, cette chute des surfaces en blé dur s’inscrit dans une tendance baissière régulière, liée à la baisse de la rentabilité du blé dur au regard d’autres cultures moins sensibles à la sécheresse de fin de printemps/début d’été, comma la vigne ou le lavandin.

La production de blé tendre est quant à elle en très légère baisse (-1 %), à l’image des surfaces (-2 %).

Les emblavements en riz sont stables avec 11 500 ha, mais une récolte en baisse de 9 %, marquée par la météorologie de l’année.

En ce qui concerne le colza, les surfaces chutent de plus de 26% passant de 1300 ha à 978 ha. Les rendements suivent la même tendance passant de 19,7q/ha en 2018/2019 à 16,5q/ha en 2019/2020 soit une diminution de 16%. Ces surfaces n’ont pas pu être semées en raison des mauvaises conditions météorologiques.